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Traumatismes, cerveau droit et cerveau gauche

Les traumatismes influent sur le développement du cerveau. Voyons comment…

Voici un article iconoclaste liant besoins et zones du cerveau. En partant d’un AVC célèbre de Jill Bolt Taylor et en décortiquant les zones du cerveau affectées par un traumatisme, j’ai animé une constellation familiale pour dessiner une cartographie des besoins dans le cerveau.

Jill Bolte Taylor et Lalaland

Jill Bolte Taylor, chercheuse en neurosciences, a vécu un AVC de son hémisphère gauche. Elle le raconte dans une vidéo et un livre intitulé Voyage au-delà de mon cerveau. Dépourvue de son hémisphère gauche qui régit le cerveau droit, elle pensait vivre à Lalaland, un pays où elle se sentait connectée à tout le monde.

L’hémisphère droit nous aide à vivre la dualité, à faire la différence entre soi et autrui. C’est ce dont je me suis rappelé quand j’assistais à un congrès EMDR de Barcelone qui abordait le sujet de la recherche actuelle sur le cerveau est les traumatismes.

La recherche actuelle

Lien d’attachement, syndrome de dissociation et neuro-sciences, sont les maîtres mots des discours d’aujourd’hui sur la psychologie. Voyons de qui se cache derrière cette technolangue.

Le fourre tout du lien d’attachement

Actuellement, en psychologie, le nouveau complexe d’Oedipe s’appelle « lien d’attachement ». Ce concept fourre-tout fait l’objet de livres et de colloques qui justifient presque tout sur les comportements nocifs. Pourquoi le bébé se tourne-t-il vers la mère ? Cela n’a rien à voir avec le fait qu’il ait séjourné dans son utérus pendant 9 mois, cela vient du lien d’attachement, vous-dis je, comme le poumon du docteur Knock.

Le fait que les bébés se tournent plus vers la mère que vers le père n’a rien à voir avec l’amour mais avec la construction du lien d’attachement.

Votre deuil n’a pas été effectué ? Le lien d’attachement, vous dis-je. Il a même été catalogué comme « insécure évitant », « insecure ambivalent » et « désorganisé ». Cette « technolangue de bois » de concepts servent à décrire des comportements sans en indiquer l’intérêt. La palme revient à la résilience, terme purement descriptif et complètement inutile. Comme le disait Richard Feynman, qui expliquait la différence entre un concept et une définition :

Sans utiliser le mot nouveau que vous venez d’apprendre, redites la même chose avec votre vocabulaire habituel.

Cette notion de lien d’attachement est une stratégie, au sens de la CNV, qui couvre plusieurs besoins qui peuvent être l’appartenance, la paix ou la sécurité. Certains chercheurs ont même cherché où se lien se situe dans le cerveau. Faisons un tour dans celui-ci.

Amygdale, hippocampe et besoin

Quel est le lien entre zones du cerveau et concepts ?

Selon Mac Lean, le cerveau est découpé en 3 niveaux :

  • Le reptilien qui, composé du bulbe rachidien, assure les fonctions de survie, et l’odorat
  • Le limbique, qui se décompose en plusieurs éléments, dont deux amygdales et deux hippocampes. L’amygdale traite l’information et l’hippocampe la stocke.
  • Le néocortex, qui comprend hémisphère droit, hémisphère gauche et corps calleux.

Martin Teicher, lors de sa présentation sur les traumas au congrès EMDR de Barcelone, souligne les variations de volume des amygdales et des hippocampes dans le cas de traumatismes. Sa conclusion est la suivante :

Le corps calleux, l’amygdale et l’hippocampe sont impactés par les abus précoces. Certaines parties ont un volume diminué de 20 %.

Karlen Lyons-Ruth a aussi observé les différences entre cerveau droit et cerveau gauche en fonction de l’âge du traumatisme :

  • L’amygdale gauche est affectée lors de l’enfance.
  • L’amygdale droite est affectée lors de la préadolescence.

J’ai d’abord pensé qu’il existait une contradiction entre ces expériences et celles de Jill Bolt Taylor : le cerveau droit étant le Lalaland, donc l’appartenance, qui apparait au début de la vie; pourquoi était-ce la partie gauche qui est impactée ? J’ai alors voulu faire une cartographie du cerveau en fonction des besoins en m’appuyant sur les constellations familiales.

Une nouvelle cartographie du cerveau

Dans une constellation familiale selon Bert Hellinger, les représentants se placent spontanément. J’ai choisi comme concept à mettre en scène « amygdale et hippocampe droit », « amygdale et hippocampe gauche » et deux besoins qui me paraissent importants : « sécurité » et « appartenance ». Les conclusions sont les suivantes :

  • Les besoins spécifiques des hémisphères : spontanément, le représentant du besoin d’appartenance se place vers le côté gauche et celui de la sécurité sur la droite.
  • Le besoin d’ordre du corps calleux. Le corps calleux est le pont existant entre les 2 hémisphères.

Ainsi, le « lien d’attachement » est une stratégie pour remplir un besoin d’appartenance du cerveau gauche, un besoin de sécurité du cerveau droit et un besoin d’ordre du corps calleux. Conclusion simple et géniale !!!

Pour aller plus loin

Quelques livres recommandés :

Sur le net :

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

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