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Sur le chemin de la guérison en 6 étapes

Vous voulez aller mieux ? Vous trouverez ici les 6 étapes du chemin qui mène vers la guérison. D’abord, soignez vos traumas passés. Ensuite, acceptez d’aller bien. Enfin, célébrez la vie sur terre, celle des autres, tout comme la vôtre.

Sur le chemin

Décrivons-les une à une, de la pause à la célébration de la vie sur terre. A chaque étape correspond une technique de soins privilégiée.

1. Faire une pause et prendre du recul

Cette première étape, que j’ai appelée « faire une pause », est essentielle si vous voulez avancer sur votre chemin. Commencez donc par recenser ce qui vous importe dans la vie. Quelle idée avez vous, maintenant, de votre passé, de votre présent et de votre avenir ? Que voulez-vous modifier ? Vous trouverez un questionnaire sur ce site. Sélectionnez alors les relations, les comportements ou les croyances négatives que vous voulez modifier.

Si vous voulez favoriser votre sécurité, vous pouvez construire préalablement un lieu sûr imaginaire, dans lequel vous reviendrez si vous vous sentez en danger.

Ensuite, avancez pas-à-pas sur le chemin en apprenant d’abord à vous relaxer, à prendre conscience de ce qui se passe en vous et de l’accepter. Il ne s’agit pas de se « corriger », mais de s’accepter, d’accepter ses émotions, sa colère éventuelle et de prendre du recul sur ses émotions. Vous prendrez alors conscience des pensées négatives qui les précèdent.

Une fois que vous vous êtes accepté, vous pouvez alors demander de l’aide. Se sentir responsable et demander de l’aide, sont essentiels pour passer aux 3 étapes suivantes de cicatrisation des traumatismes.

La méditation est la technique la plus connue pour cette étape de prise de recul. Elle consiste à ne rien faire, donc à faire une pause.

La difficulté, quand vous ne faites rien, est de savoir quand il faut s’arrêter.

Quand vous le saurez, passez aux étapes suivantes.

2, 3 et 4 Soigner ses traumas pour être en paix

Ces 3 étapes peuvent être franchies parallèlement. Elles consistent à cicatriser vos traumas en faisant appel à des thérapies brèves. Ces traumatismes peuvent être liés à votre naissance, à votre système familial ou à votre vie personnelle, des traumas dont vous avez encore un souvenir désagréable. Passons ces 3 étapes en revue.

2. Être en paix avec sa vie

Être en paix avec la vie signifie en premier lieu être en paix avec ses parents biologiques, ceux qui vous ont donné la vie, qui ont contribué à votre naissance et, aussi, être en paix avec sa propre mort. Comme le dit Bert Hellinger, qui a développé les constellations familiales :

La vie est un cadeau, alors on dit…

C’est  ainsi, la vie est « transmise » par les parents biologiques. D’honorer nos parents nous rend plus vivant. Si nous les rejetons, nous nous rejetons nous-même, ceci peut entraîner une sensation de vide intérieur, que certains appellent dépression. Vous avez une « prière à l’aube de la vie » qu’aime à réciter Bert Hellinger si vous voulez honorez vos parents et la vie qu’ils vous ont transmise.

La naissance peut être une épreuve difficile, quand une séparation a eu lieu pendant les premières années, quand le lien maternel a été interrompu, si vous êtes restés plusieurs jours à l’hôpital ou si vous avez été confiés à d’autres personnes pendant les 3 premières années. Dans ce cas, la personne ne se sent pas complètement liée à la vie.

Une thérapie très efficace pour se réconcilier avec ses parents et la naissance est la thérapie de l’étreinte de Jirina Prekop. La personne qui désire se réconcilier avec ses parents est enserrée fortement par la personne de son choix. Cela procure une certaine sécurité et favorise la visualisation de certains traumas. Cette technique favorise aussi la régression à la naissance, quand celle-ci a été traumatisante.

3. Être en paix avec sa famille

Souvent, les comportements dont il est difficile de comprendre le sens proviennent d’une fidélité inconsciente envers une personne de son système familial. Vous pouvez ainsi reprendre la colère d’un enfant mort et qui aurait voulu vivre ou celle d’un grand-père ou d’une grand-mère qui a perdu un de ses parents. Vous pouvez ainsi lui dire :

Regarde-moi avec bienveillance si j’ai un destin plus léger que le tien.

Il est alors essentiel de réintégrer cette personne dont vous n’acceptez pas inconsciemment le destin. Les événements les plus courants sont la perte d’un frère ou d’une soeur et l’avortement.

Les constellations familiales sont l’outil par excellence de réintégration de ces personnes dont le destin n’a pas été accepté. J’ai un site qui leur est entièrement consacré.

4. Être en paix avec son passé

Dans ce cas, le comportement que vous voulez modifier provient d’un traumatisme personnel. Si, par exemple, vous avez échappé à une agression, quelque soit votre âge, vous vous sentirez toujours en danger et sursauterez au moindre bruit. Votre cerveau limbique sur-réagit alors. Vous pouvez faire la liste de vos traumas et les évaluer sur une échelle de 0 à 10, 10 étant le maximum. Si un trauma entraîne une détresse supérieure à 5, il est préférable de le cicatriser.

L’EMDR, qui s’appuie sur une stimulation bilatérale oculaire, par des sons ou des tapotements, est la solution miracle. En quelques séances, la détresse diminue et vous reprogrammez votre expérience en retenant une croyance positive, « Je suis en sécurité » au lieu de « je suis en danger » par exemple.

5. Accepter d’aller bien

C’est le moment de dompter votre esprit, de passer de l’instinct à la réflexion pour arrêter vos pensées négatives habituelles. Une attention soutenue vous sera demandée à cet instant. Vous vous êtes tellement habitués à ces pensées négatives que vous avez du mal à les lâcher. Plusieurs techniques peuvent vous aider :

  • Une séance d’EMDR visualisant votre avenir peut vous aider à ancrer cette croyance positive « je peux aller bien ». Mais l’important sera la prise de conscience de ces pensées négatives parasites qui n’ont plus lieu d’être.
  • Les thérapies cognitivistes, centrées sur ces croyances apportent des réponses. Notez vos croyances négatives et confrontez-les à votre logique, comptez-les et, au fur et à mesure, elles disparaitront.
  • La communication bienveillante aide aussi à transformer ces pensées en faisant le lien avec le besoin insatisfait. Au lieu de vous punir et de vous juger, vous faites preuve de bienveillance envers vous-même.
  • Le jeûne m’a aussi aidé. Au début, je ne pensais qu’au nombre de jours que j’avais encore à faire et cela monopolisait mes pensées. Ensuite, cela m’a appris à « lâcher prise ». Nous pouvons vivre sans manger pendant un certain temps, alors pourquoi nous faisons-nous du souci ?

Enfin, tout ce qui peut favoriser l’observation factuelle en lieu et place d’un jugement est bénéfique. Vous retournez dans la réalité au lieu de vos pensées.

6. Célébrer la vie sur terre

C’est la dernière étape, celle qui consiste à accepter d’aller bien, même si d’autres personnes vont mal. Vous pouvez ainsi aller bien, même si vos amis vont mal ou si vos enfants souffrent et arrêter de vous faire du souci pour eux. Vous entrez alors dans une relation d’adulte à adulte en acceptant leur destin et de les aider s’ils en ont envie.

La communication bienveillante est l’outil privilégié de cette étape. Elle différencie « sympathie », le fait de partager la souffrance de l’autre et « empathie », le fait de l’aider à se reconnecter à ce qui est vivant en lui. Comme le dit Marshall Rosenberg, l’inventeur de la Communication NonViolente : « Enjoy the pain ».

Aie du plaisir à voir la douleur.

Cette phrase, qui peut paraître déroutante, vous permettra de rester en paix face à la douleur d’autrui et de l’aider le cas échéant.

Pour aller plus loin

Voici quelques livres en français et en anglais…

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

2 réponses à “Sur le chemin de la guérison en 6 étapes”

  1. michel
    13 novembre 2013 at 11 h 44 min #

    etes vous certifié pour la C N V ? michel d’antony

    • Michel Diviné
      13 novembre 2013 at 13 h 46 min #

      Et non, quand j’ai vu qu’il « fallait » 50 jours de formation, payer un tuteur, etc. l’envie est partie. « La motivation externe tue la motivation interne » dit Alfie Kohn…. C’est pourquoi je parle de communication bienveillante en profitant de D. Gordon et de la sociocratie.

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