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Qui êtes-vous ? Instinctif ou pensif ? Testez-vous.

Qui sommes-nous ? Sommes-nous ce que nous pensons, ce que nous ressentons ou ce que nous vivons dans l’instant présent ? Sur quel phénomène pouvons-nous nous appuyer pour nous comprendre, pour être plus proche de qui nous sommes ? Sur notre esprit ou sur notre corps ?

Cet article est publié dans le cadre de la croisée des blogs, lancée par Cédric, et dont le thème est « être » et qui anime un blog sur les techniques de méditation. Si vous voulez lire d’autres articles sur le sujet, allez sur sa page.

Voici ma photo, agrémentée des conclusions d’un logiciel de reconnaissance des émotions en fonction des mimiques du visage. Selon lui, je suis un homme triste à 60%.

Qui suis-je ?Dans cet article, je vais tout d’abord détailler deux processus « réactionnels » face à des stimulus, interne et externe. Après un détour sur les émotions, je vous expliciterai la clé pour être au plus proche de soi.

Du système 1 au système 2

Comment réagissons-nous à un stimulus ? Quelle est notre réaction par rapport à une pensée interne ou à un événement externe ? Daniel Kahneman définit 2 systèmes de pensées. Si vous estimez la longueur moyenne de différents segments de droite, vous faites appel au 1er, si vous calculez, vous faites appel au 2nd.

  • le système 1 est instinctif, tel un pilote automatique qui réagit rapidement sans se poser trop de questions. Il est vite saturé en informations, sa mémoire de travail étant plus faible. C’est lui qui peut vous induire en erreur facilement. Il croit en ce qui lui est familier et aura vite tendance à généraliser. Il raisonne vite avec peu de données.
  • Le système 2 est le pensant, celui qui raisonne et qui ne prend pas ce qu’il voit ou ressent pour de l’argent comptant. Pour cela, il a besoin de plus de temps. Il prend son temps et de l’information.

Ces différents systèmes vous aident à prendre une décision. Vous réagissez ainsi « violemment » en attaquant, en fuyant ou en faisant le mort ou « humainement » vis-à-vis de vous ou d’autrui.

De la réaction à la réflexion

Dans une vue systémique, vous vous définissez par vos relations, par la manière dont vous réagissez par rapport à l’environnement ou à autrui. Voici 2 exemples de circuits stimulo-cognitivo-comportementalo… Le premier part d’un stimulus interne et ne débouche sur rien. Le 2e part d’un stimulus externe et débouche sur une action.

Je me réveille, c’est  dimanche et je ne fais rien

C’est dimanche et vous vous réveillez. « Je me réveille, je pense à ma journée à venir et je suis tendu. Puis, je me rends compte que c’est dimanche. Alors, je me détends et décide de rester au lit ». Voici le circuit :

dimancheVous êtes parti en automatique, vous avez réfléchi suite à votre tension interne et vous avez décidé de ne rien faire.

Je vois Sophie et je lui parle

Cette fois-ci, vous vous promenez et apercevez une personne. Vous fouillez dans votre mémoire, vous reconnaissez Sophie. Une sensation agréable vous parcourt l’échine et vous décidez de lui parler. Voici le circuit :

SophieVous êtes parti en automatique, vous avez réfléchi suite à votre sensation agréable et vous avez décidé de passer à l’action.

Vous vous servez de vos 2 systèmes

Dans les 2 cas, vous êtes parti d’un stimulus et vous avez « perçu » ce qui se passe en vous et vous avez pris le temps de réfléchir. Alors, à quoi servent donc les émotions ?

Les émotions peuvent vous tromper

Les émotions servent à filtrer rapidement des informations. A l’origine se trouve toujours un stimulus, interne ou externe.

  • Quand celui-ci est interne, vous pouvez ne pas vous en apercevoir comme dans le 1er exemple. Quand vous êtes en colère et que vous critiquez quelqu’un, il est probable que vous ayez émis un jugement sur vous-même, à votre insu.
  • Quand il est externe, votre circuit 1 a déjà sélectionné un grand nombre d’informations dont vous êtes totalement inconscient. Vous avez privilégier le visage de Sophie que vous connaissez à celui de Pierre, que vous n’avez jamais vu.

Les émotions sont souvent trompeuses car elle peuvent soit en cacher une autre, soit provenir d’une personne étrangère. Vous pouvez être ainsi en colère contre votre conjoint parce que votre grand-père a perdu sa mère jeune. Vous avez un article avec l’exemple de la colère. Il est donc important de s’entraîner pour prendre du recul sur ses émotions et activer ainsi le système 2.

Différencier instinct et intuition

Vous avez remarqué l’importance de la pause pour passer du système automatique au système pensant dans les exemples précédents. Vous pouvez faire appel à vos sensations corporelles tout en étant calme, là réside le secret d’être au plus proche de vous.

Alors, faites le « vide » pour favoriser votre intuition. Prenez l’habitude de faire une pause, de prendre du recul sur vos émotions pour être à la fois proche de votre ressenti et de votre pensée. Vous avez un exemple avec l’exercice du pendule. Ainsi, vous agissez de façon « unie » en respectant la sagesse de votre esprit et celle de votre intuition qui vous parle à travers de votre corps.

Pour aller plus loin

Sur les 2 systèmes

Le livre de Daniel Kahneman Thinking, Fast and Slow.

Sur les émotions

Sur l’intuition

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