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Un plan de vie. Quel plan de vie ?

Cet article a été suggéré par Rachel dans le cadre d’un festival de blog organisé par le site developpementpersonnel.org Ce mois-ci, le thème est « Un plan de vie est-il un frein au bonheur ? »

Savez-vous comment faire rire Dieu ? Annoncez-lui votre plan de vie.

Quelle est la meilleure position à adopter face à nos envies et nos désirs ? Devons-nous les imaginer remplis dans un plan de vie idéal pour pouvoir les acquérir, acquérir Amour Gloire et Beauté ? Je ne crois pas à un plan de vie tout tracé par notre esprit logique et rationnel. La vie est source d’expériences et de surprises. De plus, elle est conditionnée par notre système familial et nos traumatismes personnels. Je vous invite à aborder d’abord les aspects traumatiques de la vie avant de parler de sens et le chemin. Je me permettrai de faire référence à des événements personnels.

Notre comportement et nos expériences de vie sont conditionnés par nos traumatismes transgénérationnels et personnels.

Notre famille influence fortement notre destin, plus que nous le pensons, car cette influence est systémique.

Nous pouvons rappeler un de nos ancêtres par notre comportement et par nos aspirations.

J’ai ainsi été brièvement « fondé de pouvoir » dans une banque, travaillé en Suisse, écrit des articles dans des revues… tout comme mon grand-père paternel, parti d’Algérie en Suisse. Cette dynamique familiale est d’autant plus forte que le destin de cet ancêtre n’a pas été accepté ou honoré. Souvent, des personnes frôlent le burnout et les maladies cardiovasculaires pour rejoindre un membre de la fratrie qu’ils n’ont même pas connus… Ils courent après un plan de carrière qui ressemblent à une course après la mort.

Les traumatismes liés à notre naissance et notre enfance nous conditionnent.

Je suis moi-même prématuré d’un mois et né par un siège. Donc, pour moi, j’étais (et je suis sûrement encore bien qu’ayant revécu ma naissance grâce à la thérapie de l’étreinte de Jirina Prekop) conditionné par les croyances « je dois me dépêcher » ou « je dois faire différemment des autres ».

Les traumatismes personnels influent bien sûr. La perte d’un des parents jeunes est un vrai traumatisme. Celui-ci n’a pas besoin d’être caché pour être influent. Il rend nerveux, méfiant, en insécurité et votre histoire personnelle en souffrira. Se libérer de ses peurs et de ses freins inconscient est tout un travail. Heureusement, des techniques efficaces, telles que l’EMDR ou l’hypnose aident grandement… Elles transforment la détresse liée au trauma en leçon de vie.

Nos traumatismes sont notre formation.

Tous les « grands hommes » ont vécu des traumatismes jeune : Confucius, Siddharta, Jésus, Mahomet, Platon, Pascal, Descartes, Hume, Leibniz, Sartre et Nietzsche furent orphelins de père ou de mère avant l’âge de 7 ans. Ils ont été à l’école de la vie et cela a forgé leur caractère face à l’adversité de la vie.

Et après nous être libérés de nos attachements, de nos peurs et de nos croyances limitantes, où allons-nous ?

Dans une constellation familiale, j’ai été pris comme représentant d’une personne qui avait vécu la même histoire que moi : internat pendant plus de 15 ans, père mort jeune à la guerre, grand-mère maternelle sourde. Et nous avions 2 parcours entièrement différents, nous allions sur 2 chemins de vie différents.  Où allions-nous ?

Et bien, selon Bert Hellinger, l’inventeur des constellations familiales, nous ne connaissons que le prochain pas. Et la difficulté est de faire confiance en ce plan « divin » même si nous n’y comprenons rien. Dans le cas de perte de confiance en ce plan, nous pouvons vivre une nuit noire de l’âme qui nous forcera à lâcher prise sur nos besoins et nos désirs. Notre âme nous guide pour que nous progressions dans la connaissance de qui nous sommes. Imaginez que nous sachions tout de notre vie. Quel intérêt aurions-nous de la vivre ?

La vie est une beauté de tous les instants

De compter sur un plan de vie construit par notre esprit nous empêche de la voir. Comment pouvez-vous regardez les étoiles et penser que votre chemin de vie est tout tracé ? L’important est de suivre la bonne étoile, même si vous ignorez où elle vous conduit. Cela demande de l’humilité et, comme le dit Bert Hellinger, « être humble, c’est accepter sa part divine ».

Alors, accepter un plan de vie ? Oui, celui décidé par notre âme ou nos anges pour ceux qui y croient. Acceptons-le avec joie. Ce destin, ce chemin est parfait. Il nous est révélé pas à pas, pour profiter de la joie et au bonheur de le découvrir à chaque instant.

 

3 Responses to “Un plan de vie. Quel plan de vie ?”

  1. Jeune_Chou
    20 décembre 2011 at 8 h 18 min #

    Quel beau bébé !
    Je vibre sur la citation de Bert.

    • Michel Diviné
      20 décembre 2011 at 8 h 29 min #

      Tu l’as reconnu ?

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  1. Article de clôture de la croisée des Blogs de Novembre 2011 | Reine de l'Organisation - 28 novembre 2011

    […] Un plan de vie. Quel plan de vie ? par Grandtout  sur  Psytherapeute.com […]

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