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Connaissez-vous votre indice de morbidité ?

« Être ou ne pas être ? Mourir… dormir ? » Cette question est essentielle. Quel rapport entretenez-vous avec la vie ? Avancez-vous tranquillement à votre propre rythme comme ce bateau sur le Mékong au Laos ? Ou vous faites-vous du souci pour le monde qui vous entoure ?

Voici un article détaillant les comportements morbides, leurs origines les plus courantes et les thérapies correspondantes.

Les comportements morbides

Ils peuvent aller du plus rapide au plus lent, du plus physique au plus intellectuel.  A gauche, ce sont des actes mettant directement la vie en danger. A droite, ce sont des pensées plus ou moins compulsives, à propos de l’argent, d’autrui, de personnes aimées, des enfants ou des petits-enfants vous empêchant de savourer la vie.

Dans tous les cas, la personne dit non à la vie et à ses interlocuteurs. Ses réactions les plus courantes sont de répondre :

Oui, mais…

Non, mais…

Oui, et en même temps…

Qui sont toutes des manières de dire non, plus ou moins déguisées.

Ces comportements sont regroupés en quatre catégories : des comportements morbides, des addictions, des comportements compulsifs et des dépendances intellectuelles souvent appelées « affectives ». Dans tous ces cas, la vie n’est pas célébrée, le court terme étant privilégié au bien-être à long terme. Détaillons ces catégories :

  • Les comportements morbides mettent la vie en danger à très court-terme: faire des tentatives de suicide, avoir des pensées morbides, s’auto-mutiler, effectuer un travail dangereux tel que policier, pompier, journaliste de guerre, militaire, sportif professionnel, membre d’une organisation criminelle ou terroriste, avoir des accidents, même si vous ne conduisez pas, mettant ainsi votre vie directement en danger.
  • Les addictions mettent la vie en danger à plus long terme: fumer, boire, se droguer, jouer, avoir des dettes, faire du sport risqué de haut niveau ou impliquant une souffrance perpétuelle, avoir un poids nettement au-dessus de la normale ne sont pas des facteurs de légèreté envers la vie.
  • Les comportements compulsifs vous empêchent de savourer la vie, de prendre le temps de vivre : avoir des gestes répétitifs tels que de vérifier en permanence la propreté de vos mains ou de votre appartement, rechercher plus de pouvoir, d’argent ou travailler en permanence sont une recherche inconsciente de perfection impossible à atteindre tant que vous êtes en vie.
  • Les dépendances affectives ne vous permettent pas de goûter la douceur de vivre. Elle saturent la mémoire de travail limitée de votre cerveau limbique, l’hippocampe, et vous empêchent de faire une pause salutaire face à votre propre mort : avoir des pensées négatives récurrentes envers ses enfants, ses petits-enfants, à la misère du monde, à une personne avec laquelle vous n’êtes plus en relation, morte ou vivante, vos parents ou d’autres personnes.

Tous ces comportements sont symptomatiques d’une dynamique morbide où la volonté de mourir est plus ou moins consciente. Vous pouvez aussi tout simplement ne pas accepter de transmettre la vie ou celle des autres, refuser d’avoir des enfants et choisir une profession qui l’interdit.

Votre indice de morbidité

Pour le calculer, il suffit de vous poser les questions suivantes sur la vie et la mort : suis-je en paix avec la mort de ma mère, celle de mon père, la vie de ma mère, celle de mon père, ma mort et la mort d’autrui ? Celle d’autrui peut être celle d’être très cher, comme des enfants ou des frères et sœurs. Évaluez votre niveau de morbidité et votre acception de vivre et de grandir en notant votre niveau de détresse entre 0 et 10 en pensant à leur vie, leur mort, la vôtre ou celle d’un proche :Cet indice est exponentiel car il suffit de quelques points pour être morbide. Si, par exemple, vous êtes à plus de 5 en pensant à la mort d’un de vos parents, il est probable que vous soyez identifié à l’un de ses proches, enfant, frères, sœur ou parent.

Les origines probables

Si vous acceptez la vie de vos parents biologiques, vous acceptez d’être vivant. Si vous acceptez leur mort, vous acceptez de vivre sans eux, d’être adulte. La plupart du temps, l’origine de ces comportements et de ces idées morbides est systémique, c’est-à-dire transgénérationnelle, et provient du fait de ne pas être en paix avec la vie ou la mort de ses parents, sa propre mort ou celle d’une personne proche.

Quand elle n’est pas systémique, cette dynamique vient d’une responsabilité personnelle plus ou moins consciente, comme dans le cas d’avortement ou de la mort d’une personne, même accidentelle. Très rarement, une fausse-couche peut être vécue comme un avortement.

Quelle thérapie envisager ?

Si le traumatisme est encore actif dans la psyché et à l’origine de détresse, l’EMDR est envisageable. Sinon, le plus simple est de venir en constellation familiale.

Pour aller plus loin

Si vous avez des questions, laissez-moi un commentaire.

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