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Comment accepter d’aller bien en 3 temps ?

Vous avez cicatrisé vos traumas personnels, liés à la naissance ou transgénérationnels, grâce à des thérapies brèves et votre esprit continue tout seul à « mouliner » à vide ? Il ressasse des croyances négatives, qu’il croit toujours vraies, générées lors de ces traumas. Vous êtes à la 5e étape sur le chemin de votre guérison. Que faire dans ces cas-là ? La réponse est simple :Accepter d'aller bienDompter votre esprit en 3 temps : revenir au temps présent, réfléchir, puis agir. Explorons ces 3 temps et donnons un exemple avec la Communication NonViolente de Marshall Rosenberg.

1. Revenir « ici et maintenant »

Dans le passé, je suis morte. Dans le temps présent je suis vivante.

Voici ce que m’a dit une cliente, après avoir cicatrisé un traumatisme passé grâce à l’EMDR. Comme le dit Bert Hellinger, spécialiste des constellations familiales :

Dans le temps présent, tout va bien.

Le premier temps consiste donc à revenir à l’instant présent. D’où l’intérêt d’entraîner l’esprit à se concentrer, à ne plus repartir dans le passé ou à anticiper l’avenir pour accepter d’aller bien, dans le temps présent. Le corps est un instrument privilégié pour répondre à cette question « que se passe-t-il maintenant ? » Mais ce n’est pas le seul, plusieurs techniques sont à votre disposition.

  • Se concentrer sur une image ou une fleur 10 mn par jour est la technique proposée par Robin Sharma. Votre esprit s’évade et vous le faites revenir dans l’instant présent, la fleur qui est devant vous.
  • Les techniques de respiration ou de méditation vous font revenir au tempo de votre inspiration et votre expiration.
  • La cohérence cardiaque vous oblige aussi à vous concentrer sur votre respiration.
  • De prendre conscience de ce qui se passe dans votre corps, de votre émotion présente, vous fait revenir au temps présent.

D’autres techniques sont possibles. Personnellement, je fais sonner ma montre toutes les heures. Ainsi, je reviens dans le temps présent plusieurs fois par jour.

2. Prendre le temps de réfléchir

Une fois revenu dans l’instant présent, vous pouvez revenir sur votre passé et votre croyance négative en étant plus en paix. C’est le moment d’être pensif et non instinctif. Comme toute croyance négative est fausse, vous la confrontez à la réalité ou vous en recherchez la cause, l’événement et le besoin original, pour la dissoudre. Vous faites alors le point sur ce qui s’est passé dans un journal personnel. Voici un contenu possible :

  • Notez votre croyance ou l’événement enclenchant. Prenez le temps de choisir une croyance personnelle, qui vous concerne, et non une croyance philosophique ou sur autrui.
  • Poussez à l’extrême votre croyance négative pour vous rendre compte de son côté irréel et déformant. Les questions « Qu’est-ce que cela signifie pour moi ? » ou « Est-ce vrai ? » vous aideront beaucoup.
  • Recherchez l’origine de cette croyance si l’exercice précédent ne suffit pas, un trauma en faisant un pont d’affect, le besoin éventuel non satisfait.

Prenons un exemple : j’ai récemment reçu un avis des impôts pour le paiement de ma taxe d’habitation majorée de 10 %.

  • Quelle est la croyance négative associée ? La première pensée est : « Les impôts se sucrent. 10 % pour un mois, c’est un sacré rendement ». Attention, cette réflexion n’est pas personnelle, elle ne porte pas sur vous. La croyance négative personnelle est : J’aurais du faire attention. Je commence à perdre de l’argent inutilement.
  • Et si c’était vrai, que je commence à perdre de l’argent inutilement ? Cela signifierait que je devrais avoir de plus en plus de soucis financiers et que j’ai envie de mourir, tout comme la cigale de la fable, l’argent étant lié à la vie… Est-ce vrai ? Non, je ne suis jamais en déficit et je vis selon mes besoins, en paix. 
  • Quel est le besoin associé ? Un besoin de me sentir en paix vis-à-vis de l’argent.
  • Quelle est l’origine de cette pensée ? Je me suis souvent posé la question en pensant à mon passé d’ingénieur conseil, quand je gagnais plusieurs fois ce que je gagne actuellement. Je sais aussi que cette pensée vient du fait que mon fils me demande régulièrement de l’argent. Je suis aussi en paix avec ses demandes car je suis libre d’y répondre comme je veux.

Je contacte ce besoin de paix et je me sens bien. Je pense à ma vie actuelle par rapport à l’époque où je gagnais bien ma vie et je me sens en paix. Je me trouve plus libre maintenant. Je célèbre mes besoins de liberté et de paix financière. Je n’ai pas besoin d’aller plus loin, dans le passé pour rechercher un trauma éventuel. J’accepte d’aller bien en repensant au rappel de ma taxe d’habitation majorée.

Cette phase demande du temps et de la persévérance. Tenez un journal de vos états d’âmes, de vos pensées négatives et de leur véracité. C’est le premier pas vers l’action, dernier temps de notre étape.

3. Agir ou planifier l’action

Troisième phase, passer à l’action. Deux directions sont possibles :

  • Si l’identification de votre besoin suffit, planifiez les actions possibles pour le satisfaire.
  • Si cela ne suffit pas, des traumas non cicatrisés sont encore actifs. L’action consiste alors à demander de l’aide, soit pour identifier vos besoins, soit pour cicatriser vos traumas avec des thérapies brèves telles que l’EMDR, les constellations familiales ou la thérapie de l’étreinte.

Dans les 2 cas, vous agissez, vous acceptez d’aller bien en prenant soin de vous quotidiennement. Vous êtes à la fois dans le temps présent et dans l’action, le comportemental disent certains psychologues.

Dans mon exemple, je peux planifier la prochaine date de réception de la taxe d’habitation pour vérifier si je l’ai bien reçue. Je reste ainsi dans le réel et ma réflexion est bénéfique.

La CNV de Marshall Rosenberg

Marshall Rosenberg a inventé la Communication NonViolentte qui conseille de réagir en 4 temps : Observation, Sentiment, Besoin et Demande. Cela répond en partie à cette valse en 3 temps :

  • Prendre conscience de son sentiment permet de contacter l’instant présent.
  • Chercher le besoin oblige à réfléchir.
  • Exprimer une demande est une forme d’action.

Il manque cependant à cette méthode l’identification des traumas passés éventuellement toujours présents. Vous trouverez plus d’informations sur mon site de communication bienveillante.

Pour aller plus loin

Voici quelques livres que je conseille vivement….

Et vous ? Comment faites-vous pour accepter d’aller bien ? Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

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