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Quels sont les liens entre trauma, croyance et comportement ?

Un traumatisme génère-t-il toujours une croyance ? D’où provient le comportement que vous voulez modifier, votre symptôme ? Comment s’en débarrasser ? Suffit-il d’oublier ? Et si je ne me souviens de rien ? Que faire pour guérir ?

Toutes ces interrogations soulèvent la question du lien entre trauma, croyance et comportement. Prenons un exemple.

Supposons qu’un jour votre maison ait brûlé…

Vous avez subi un traumatisme (Ma maison a brûlé alors que je repassais mon linge) auquel vous avez associé une ou plusieurs croyances (je suis en danger, repasser le linge est dangereux, les maisons brûlent) dont certaines sont générales (les pompiers sont des sauveurs) et d’autres personnelles (je met le feu à tout ce qui bouge, je suis en danger…). Ces croyances risquent d’induire des comportements (je sursaute quand j’entends craquer une allumette, je ne porte que des vêtements froissés, je suis SDF, j’ai toujours un extincteur à la main, je me suis mariée à un pompier…).

Voilà ce qui s’est passé :

L’événement s’est imprimé dans l’hippocampe, la mémoire de votre cerveau limbique .

Quand un autre événement arrive, votre cerveau limbique rejoue le même scénario, sans consulter votre néocortex… Vous sursautez, vous vous sentez en danger… C’est normal, c’est la conséquence du trauma.

Voici le dessin adéquat…

Un trauma peut générer plusieurs croyances et plusieurs comportements..

Et un comportement peut provenir de plusieurs croyances et plusieurs traumas.

Comment guérir ?

La plupart du temps, il est nécessaire de retourner à la racine, au traumatisme original, avec la technique adéquate. Si vous ne vous souvenez de rien, peut-être avez vous digéré le trauma. C’est au thérapeute de jouer à Sherlock Holmes, de chercher le lien entre trauma et comportement. Dans notre cas de maison brûlée, des séances de thérapie EMDR seront préconisées, la personne ayant le souvenir de son trauma. Si cela ne suffit pas, il faudra peut-être investiguer les circonstances de sa naissance et son histoire généalogique. Un de ses ancêtres a-t-il condamné Jeanne D’Arc, par exemple ?

Avez-vous tout compris ? Voulez-vous d’autres explications ? Ecrivez-moi…

7 Responses to “Quels sont les liens entre trauma, croyance et comportement ?”

  1. Didier
    23 mars 2012 at 9 h 35 min #

    Bonjour,
    J’aime beaucoup vos dessins, ils sont clairs et permettent de bien comprendre le phénomène.
    Juste dans ce que j’ai pu remarqué en cabinet, le scénario n’est pas forcément « rejoué » vu que le cerveau fonctionne sur l’analogie et sur l’association. Il me semble plus expressif de dire « utilise les données du scénario » et peut les combiner avec d’autres. Ceci est donc fort subtil. Pour exemple, une personne que je connais se percevait bloqué (mentalement) dans une situation donnée. En activant l’inconscient nous nous sommes rendus compte que l’association liée, était la perte de connaissance de sa mère à sa naissance. Il s’est retrouvé bloqué physiquement. Dans les deux cas nous étions face à une peur de ne pouvoir devenir. Ensuite, suivant d’autres chocs en période de gestation, plusieurs traumas se liaient. De plus un trauma peut déclencher un trauma analogue de la généalogie (vous en parler) afin de consolider les réactions de défenses/protections, ce qui peut être dans l’inconscient, aussi traumatisant. Comme vous avez exposé, les comportements ne sont pas forcément stéréotypés, ils sont surtout vivant et intelligent, les déclinaisons sont multiples.
    Voilà – je suis fasciné par cette alchimie biologique, là se trouve, à mon sens, une perfection.
    Merci
    Un sherlock Holmes parmi d’autres.
    Didier Lisez mon dernier article Qu’est-ce que je désire réaliser avant de mourir.My Profile

    • Michel Diviné
      23 mars 2012 at 11 h 28 min #

      J’adore les Sherlock Holmes psy. Dans l’histoire que tu cites, le trauma est celui de la naissance. Je suis bloqué… dans la filière pelvienne. Tu peux le « résoudre » par la thérapie de l’étreinte de Jirina Prekop en revivant une naissance « normale ». Cette vue « traumatisante » est simple et, à mon avis, ne souffre pas de contre-exemple.
      Je pose la question à mes clients « que voulez-vous faire avant de mourir ? » Quand la question est trop « philosophique » et pas assez terre à terre… C’est qu’ils veulent inconsciemment mourir. Qu’en penses-tu ?

  2. Didier
    23 mars 2012 at 16 h 17 min #

    Bonjour Michel, Tu veux dire « Quand la réponse est trop philosophique » et non « la question » ? C’est cela ?
    Ce que j’en pense ?
    C’est une façon de voir, qui se joue sur une vision pratique de la vie. Après j’ai appris à me méfier de mes interprétations, l’alchimie dépasse notre entendement. Mais j’ai répondu à ta question par un article, tu peux aller voir si ce n’est déjà fait. (http://levoyagedulacherprise.com/je-desire-realiser-avant-de-mourir/).
    Ensuite, merci pour Jirina Prekop, j’aime bien le concept et il m’intéresse. Par contre, je ne suis plus dans la démarche de « régler » les choses, pour moi comme pour les personnes qui viennent me voir. Dans ce partenariat, Je cherche juste à aider à éclairer ce qui est associé. Ensuite, j’ai vu tellement de personnes qui étaient étonnées que nous retombions sur le…. et qui le pensaient régler, que j’ai révisé ma conclusion et aujourd’hui je tente à rester dans l’expectative, l’accueil et la découverte comme l’exploration. Nos données de survie, construites sur nos traumas justement, peuvent être sollicité à nouveau par une situation. Là l’apprentissage du détachement se joue, c’est plus mon axe de travail.
    Merci pour ton retour et ta question. A bientôt.
    Bien à toi
    Didier

    • Michel Diviné
      24 mars 2012 at 8 h 17 min #

      C’est bien de ton article dont je parlais…. et que j’avais lu et c’est pour cela que je te parlais de philosophie… Attention à ne pas tout lâcher pour tuer l’ego. Il ne resterait plus grand chose. Amour de la vie est plus important qu’amour du détachement. A vouloir mourir pour tout lâcher on peut perdre sa vie. Engagement signifie aussi prendre le risque de se tromper et d’apprendre. Que voudrais-tu faire de concret avant de mourir ?

  3. Didier
    24 mars 2012 at 19 h 51 min #

    Michel, il me semble que tu vois comme tu vois. Et tu n’es pas à ma place, tu lances des phrases amour de la vie, tuer légo, vouloir mourir pour tout lâcher, coucou monsieur Michel, tu comprends ce que tu veux comprendre, avec tes images et compréhension de la vie. Bien, seulement, je n’ai pas les tiennes ni les même expériences. Attention de ne pas confondre. Faire de concret. Lis ce que j’ai écrit je l’ai dit, mais je peux comprendre que pour toi cela ne soit pas concret. Je trouve que tu es dans un sacré jugement.
    Didier Lisez mon dernier article Qu’est-ce que je désire réaliser avant de mourir.My Profile

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