Sur le chemin de la guérison en 6 étapes

Vous voulez aller mieux ? Vous trouverez ici les 6 étapes du chemin qui mène vers la guérison. D’abord, soignez vos traumas passés. Ensuite, acceptez d’aller bien. Enfin, célébrez la vie sur terre, celle des autres, tout comme la vôtre.

Sur le chemin

Décrivons-les une à une, de la pause à la célébration de la vie sur terre. A chaque étape correspond une technique de soins privilégiée.

1. Faire une pause et prendre du recul

Cette première étape, que j’ai appelée « faire une pause », est essentielle si vous voulez avancer sur votre chemin. Commencez donc par recenser ce qui vous importe dans la vie. Quelle idée avez vous, maintenant, de votre passé, de votre présent et de votre avenir ? Que voulez-vous modifier ? Vous trouverez un questionnaire sur ce site. Sélectionnez alors les relations, les comportements ou les croyances négatives que vous voulez modifier.

Si vous voulez favoriser votre sécurité, vous pouvez construire préalablement un lieu sûr imaginaire, dans lequel vous reviendrez si vous vous sentez en danger.

Ensuite, avancez pas-à-pas sur le chemin en apprenant d’abord à vous relaxer, à prendre conscience de ce qui se passe en vous et de l’accepter. Il ne s’agit pas de se « corriger », mais de s’accepter, d’accepter ses émotions, sa colère éventuelle et de prendre du recul sur ses émotions. Vous prendrez alors conscience des pensées négatives qui les précèdent.

Une fois que vous vous êtes accepté, vous pouvez alors demander de l’aide. Se sentir responsable et demander de l’aide, sont essentiels pour passer aux 3 étapes suivantes de cicatrisation des traumatismes.

La méditation est la technique la plus connue pour cette étape de prise de recul. Elle consiste à ne rien faire, donc à faire une pause.

La difficulté, quand vous ne faites rien, est de savoir quand il faut s’arrêter.

Quand vous le saurez, passez aux étapes suivantes.

2, 3 et 4 Soigner ses traumas pour être en paix

Ces 3 étapes peuvent être franchies parallèlement. Elles consistent à cicatriser vos traumas en faisant appel à des thérapies brèves. Ces traumatismes peuvent être liés à votre naissance, à votre système familial ou à votre vie personnelle, des traumas dont vous avez encore un souvenir désagréable. Passons ces 3 étapes en revue.

2. Être en paix avec sa vie

Être en paix avec la vie signifie en premier lieu être en paix avec ses parents biologiques, ceux qui vous ont donné la vie, qui ont contribué à votre naissance et, aussi, être en paix avec sa propre mort. Comme le dit Bert Hellinger, qui a développé les constellations familiales :

La vie est un cadeau, alors on dit…

C’est  ainsi, la vie est « transmise » par les parents biologiques. D’honorer nos parents nous rend plus vivant. Si nous les rejetons, nous nous rejetons nous-même, ceci peut entraîner une sensation de vide intérieur, que certains appellent dépression. Vous avez une « prière à l’aube de la vie » qu’aime à réciter Bert Hellinger si vous voulez honorez vos parents et la vie qu’ils vous ont transmise.

La naissance peut être une épreuve difficile, quand une séparation a eu lieu pendant les premières années, quand le lien maternel a été interrompu, si vous êtes restés plusieurs jours à l’hôpital ou si vous avez été confiés à d’autres personnes pendant les 3 premières années. Dans ce cas, la personne ne se sent pas complètement liée à la vie.

Une thérapie très efficace pour se réconcilier avec ses parents et la naissance est la thérapie de l’étreinte de Jirina Prekop. La personne qui désire se réconcilier avec ses parents est enserrée fortement par la personne de son choix. Cela procure une certaine sécurité et favorise la visualisation de certains traumas. Cette technique favorise aussi la régression à la naissance, quand celle-ci a été traumatisante.

3. Être en paix avec sa famille

Souvent, les comportements dont il est difficile de comprendre le sens proviennent d’une fidélité inconsciente envers une personne de son système familial. Vous pouvez ainsi reprendre la colère d’un enfant mort et qui aurait voulu vivre ou celle d’un grand-père ou d’une grand-mère qui a perdu un de ses parents. Vous pouvez ainsi lui dire :

Regarde-moi avec bienveillance si j’ai un destin plus léger que le tien.

Il est alors essentiel de réintégrer cette personne dont vous n’acceptez pas inconsciemment le destin. Les événements les plus courants sont la perte d’un frère ou d’une soeur et l’avortement.

Les constellations familiales sont l’outil par excellence de réintégration de ces personnes dont le destin n’a pas été accepté. J’ai un site qui leur est entièrement consacré.

4. Être en paix avec son passé

Dans ce cas, le comportement que vous voulez modifier provient d’un traumatisme personnel. Si, par exemple, vous avez échappé à une agression, quelque soit votre âge, vous vous sentirez toujours en danger et sursauterez au moindre bruit. Votre cerveau limbique sur-réagit alors. Vous pouvez faire la liste de vos traumas et les évaluer sur une échelle de 0 à 10, 10 étant le maximum. Si un trauma entraîne une détresse supérieure à 5, il est préférable de le cicatriser.

L’EMDR, qui s’appuie sur une stimulation bilatérale oculaire, par des sons ou des tapotements, est la solution miracle. En quelques séances, la détresse diminue et vous reprogrammez votre expérience en retenant une croyance positive, « Je suis en sécurité » au lieu de « je suis en danger » par exemple.

5. Accepter d’aller bien

C’est le moment de dompter votre esprit, de passer de l’instinct à la réflexion pour arrêter vos pensées négatives habituelles. Une attention soutenue vous sera demandée à cet instant. Vous vous êtes tellement habitués à ces pensées négatives que vous avez du mal à les lâcher. Plusieurs techniques peuvent vous aider :

  • Une séance d’EMDR visualisant votre avenir peut vous aider à ancrer cette croyance positive « je peux aller bien ». Mais l’important sera la prise de conscience de ces pensées négatives parasites qui n’ont plus lieu d’être.
  • Les thérapies cognitivistes, centrées sur ces croyances apportent des réponses. Notez vos croyances négatives et confrontez-les à votre logique, comptez-les et, au fur et à mesure, elles disparaitront.
  • La communication bienveillante aide aussi à transformer ces pensées en faisant le lien avec le besoin insatisfait. Au lieu de vous punir et de vous juger, vous faites preuve de bienveillance envers vous-même.
  • Le jeûne m’a aussi aidé. Au début, je ne pensais qu’au nombre de jours que j’avais encore à faire et cela monopolisait mes pensées. Ensuite, cela m’a appris à « lâcher prise ». Nous pouvons vivre sans manger pendant un certain temps, alors pourquoi nous faisons-nous du souci ?

Enfin, tout ce qui peut favoriser l’observation factuelle en lieu et place d’un jugement est bénéfique. Vous retournez dans la réalité au lieu de vos pensées.

6. Célébrer la vie sur terre

C’est la dernière étape, celle qui consiste à accepter d’aller bien, même si d’autres personnes vont mal. Vous pouvez ainsi aller bien, même si vos amis vont mal ou si vos enfants souffrent et arrêter de vous faire du souci pour eux. Vous entrez alors dans une relation d’adulte à adulte en acceptant leur destin et de les aider s’ils en ont envie.

La communication bienveillante est l’outil privilégié de cette étape. Elle différencie « sympathie », le fait de partager la souffrance de l’autre et « empathie », le fait de l’aider à se reconnecter à ce qui est vivant en lui. Comme le dit Marshall Rosenberg, l’inventeur de la Communication NonViolente : « Enjoy the pain ».

Aie du plaisir à voir la douleur.

Cette phrase, qui peut paraître déroutante, vous permettra de rester en paix face à la douleur d’autrui et de l’aider le cas échéant.

Pour aller plus loin

Voici quelques livres en français et en anglais…

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

Qui êtes-vous ? Instinctif ou pensif ? Testez-vous.

Qui sommes-nous ? Sommes-nous ce que nous pensons, ce que nous ressentons ou ce que nous vivons dans l’instant présent ? Sur quel phénomène pouvons-nous nous appuyer pour nous comprendre, pour être plus proche de qui nous sommes ? Sur notre esprit ou sur notre corps ?

Cet article est publié dans le cadre de la croisée des blogs, lancée par Cédric, et dont le thème est « être » et qui anime un blog sur les techniques de méditation. Si vous voulez lire d’autres articles sur le sujet, allez sur sa page.

Voici ma photo, agrémentée des conclusions d’un logiciel de reconnaissance des émotions en fonction des mimiques du visage. Selon lui, je suis un homme triste à 60%.

Qui suis-je ?Dans cet article, je vais tout d’abord détailler deux processus « réactionnels » face à des stimulus, interne et externe. Après un détour sur les émotions, je vous expliciterai la clé pour être au plus proche de soi.

Du système 1 au système 2

Comment réagissons-nous à un stimulus ? Quelle est notre réaction par rapport à une pensée interne ou à un événement externe ? Daniel Kahneman définit 2 systèmes de pensées. Si vous estimez la longueur moyenne de différents segments de droite, vous faites appel au 1er, si vous calculez, vous faites appel au 2nd.

  • le système 1 est instinctif, tel un pilote automatique qui réagit rapidement sans se poser trop de questions. Il est vite saturé en informations, sa mémoire de travail étant plus faible. C’est lui qui peut vous induire en erreur facilement. Il croit en ce qui lui est familier et aura vite tendance à généraliser. Il raisonne vite avec peu de données.
  • Le système 2 est le pensant, celui qui raisonne et qui ne prend pas ce qu’il voit ou ressent pour de l’argent comptant. Pour cela, il a besoin de plus de temps. Il prend son temps et de l’information.

Ces différents systèmes vous aident à prendre une décision. Vous réagissez ainsi « violemment » en attaquant, en fuyant ou en faisant le mort ou « humainement » vis-à-vis de vous ou d’autrui.

De la réaction à la réflexion

Dans une vue systémique, vous vous définissez par vos relations, par la manière dont vous réagissez par rapport à l’environnement ou à autrui. Voici 2 exemples de circuits stimulo-cognitivo-comportementalo… Le premier part d’un stimulus interne et ne débouche sur rien. Le 2e part d’un stimulus externe et débouche sur une action.

Je me réveille, c’est  dimanche et je ne fais rien

C’est dimanche et vous vous réveillez. « Je me réveille, je pense à ma journée à venir et je suis tendu. Puis, je me rends compte que c’est dimanche. Alors, je me détends et décide de rester au lit ». Voici le circuit :

dimancheVous êtes parti en automatique, vous avez réfléchi suite à votre tension interne et vous avez décidé de ne rien faire.

Je vois Sophie et je lui parle

Cette fois-ci, vous vous promenez et apercevez une personne. Vous fouillez dans votre mémoire, vous reconnaissez Sophie. Une sensation agréable vous parcourt l’échine et vous décidez de lui parler. Voici le circuit :

SophieVous êtes parti en automatique, vous avez réfléchi suite à votre sensation agréable et vous avez décidé de passer à l’action.

Vous vous servez de vos 2 systèmes

Dans les 2 cas, vous êtes parti d’un stimulus et vous avez « perçu » ce qui se passe en vous et vous avez pris le temps de réfléchir. Alors, à quoi servent donc les émotions ?

Les émotions peuvent vous tromper

Les émotions servent à filtrer rapidement des informations. A l’origine se trouve toujours un stimulus, interne ou externe.

  • Quand celui-ci est interne, vous pouvez ne pas vous en apercevoir comme dans le 1er exemple. Quand vous êtes en colère et que vous critiquez quelqu’un, il est probable que vous ayez émis un jugement sur vous-même, à votre insu.
  • Quand il est externe, votre circuit 1 a déjà sélectionné un grand nombre d’informations dont vous êtes totalement inconscient. Vous avez privilégier le visage de Sophie que vous connaissez à celui de Pierre, que vous n’avez jamais vu.

Les émotions sont souvent trompeuses car elle peuvent soit en cacher une autre, soit provenir d’une personne étrangère. Vous pouvez être ainsi en colère contre votre conjoint parce que votre grand-père a perdu sa mère jeune. Vous avez un article avec l’exemple de la colère. Il est donc important de s’entraîner pour prendre du recul sur ses émotions et activer ainsi le système 2.

Différencier instinct et intuition

Vous avez remarqué l’importance de la pause pour passer du système automatique au système pensant dans les exemples précédents. Vous pouvez faire appel à vos sensations corporelles tout en étant calme, là réside le secret d’être au plus proche de vous.

Alors, faites le « vide » pour favoriser votre intuition. Prenez l’habitude de faire une pause, de prendre du recul sur vos émotions pour être à la fois proche de votre ressenti et de votre pensée. Vous avez un exemple avec l’exercice du pendule. Ainsi, vous agissez de façon « unie » en respectant la sagesse de votre esprit et celle de votre intuition qui vous parle à travers de votre corps.

Pour aller plus loin

Sur les 2 systèmes

Le livre de Daniel Kahneman Thinking, Fast and Slow.

Sur les émotions

Sur l’intuition

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La dépression, une maladie pharmaceutique ?

Vous a-t-on déjà déclaré déprimé ? Avez-vous ressenti une sensation de vide intérieur ? 

La dépressionLa « dépression » est une maladie d’abord médicamenteuse, justifiant l’emploi d’antidépresseurs aux effets secondaires handicapants. Voici son histoire et quelques solutions si vous ressentez ce vide intérieur.

La « dépression » fait surtout vendre des « antidépresseurs »

Le mot « dépression » a été inventé par des laboratoires pharmaceutiques. Voici une brève histoire critique des médicaments psychotropes.

  • La chlorpromazine, découverte en 1954, fut une percée majeure. Elle contribuera à vider les asiles. Néanmoins, ses effets secondaires, des symptômes musculaires et des séquelles neurologiques à vie, firent qu’il ne pouvait plus être prescrit à Mr Tout le monde.
  • En 1955, apparut le premier « tranquillisant » Miltown lancé par une campagne de marketing à destination du grand public. Plus tard, en 1962,on s’aperçut que ce produit créait de fortes dépendances, plus que la cocaïne. Le Valium est la benzodiazépine, l’anxiolytique, le plus connu. Comme les effets secondaires étaient trop forts, il fallait trouver un autre « médicament » contre l’angoisse.
  • Ensuite, le Prozac, l’antidépresseur le plus connu, créa… la dépression. Les patients n’étaient plus anxieux mais dépressifs. Malheureusement, des effets secondaires, tels que actes de violence ou suicides, furent de plus en plus rapportés. De plus, c’est un médicament très « large » qui ne vise pas quelques symptômes précis, mais un ensemble, dont le Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux, (DSM en anglais), se fait l’écho.
  • Aujourd’hui, il n’existe pas de successeur aux antidépresseurs tombés dont les formules sont tombés dans le domaine public. Alors ? Créons une nouvelle maladie grand public, la cyclothymie, sorte de maniaco-dépressif ou de bipolarité léger qui peut se soigner par des antipsychotiques atypiques à l’origine de nombreux effets secondaires.

Malheureusement, depuis la chlorpromazine, aucun psychotrope ne guérit et la dépression n’est qu’un mot créé par des laboratoires pharmaceutiques pour vendre des médicaments à un large public, différent suivant les pays.

Les symptômes du DSM IV et V

Voici les critères retenus par la bible des psychiatres étatsuniens : présenter au moins cinq symptômes sur neuf qui durent depuis au moins deux semaines.

  1. Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (sentiment de tristesse ou vide) ou observée par les autres (pleurs).
  2. Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours.
  3. Perte ou gain de poids significatif (5%) en l’absence de régime, ou diminution ou augmentation de l’appétit tous les jours.
  4. Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.
  5. Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours.
  6. Fatigue ou perte d’énergie tous les jours.
  7. Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d’être malade).
  8. Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).
  9. Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.

Vous avez bien lu. Le premier critère de la dépression est une humeur dépressive… Dans le DSM IV, il était précisé que « les symptômes ne sont pas le résultat d’un deuil. »  Ce critère (aberrant, car presque toujours existant) a disparu dans la version V. Vous avez aussi un autre questionnaire standard, celui de Hamilton qui comporte 17 questions.

Je me souviens avoir voulu faire preuve de rigueur et poser ces questions à une cliente infirmière qui me déclarait être déprimée. Ne répondant à aucun des critères, elle dormait bien et travaillait, je lui demandais « qu’est-ce qui vous fait dire que vous êtes déprimée ? » Elle me répondit : « je le sais bien, je suis infirmière. » Depuis ce temps-là je ne pose plus de questions. En conclusion, notez vos symptômes et non l’étiquette que l’on vous donne.

Que faire pour aller mieux ?

Que faire quand vous vous sentez vide ? Soignez votre passé et surveillez vos pensées à propos de vos parents.

Soigner ses traumas

Souvent, si ce n’est dans tous les cas, cette période de mal-être et de vide intérieur est enclenchée soit par un trauma unique, la mort d’un des parents, soit par un trauma répétitif, comme des relations difficiles avec un parent vivant.

L’EMDR apporte une solution efficace. J’ai ainsi eu une cliente qui avait passé 15 jours dans un hôpital et soignée pour « dépression » qui s’est sentie mieux en une seule séance, faisant le deuil de son père mort. La deuxième séance a consisté à pouvoir supporter la relation avec sa mère. Le tout sans aucun médicament !!!

Honorer ses parents

Quand une personne critique son père ou sa mère, elle crée un « trou » à l’intérieur d’elle-même, un vide. Être déprimé signifie que l’on rejette un des parents au minimum. Alors ? Surveillez vos pensées négatives à propos de vos parents.

Vous trouverez ici une prière que Bert Hellinger conseille à l’attention de ceux qui ont du mal à honorer leurs parents.

Pour aller plus loin

Quelques vidéos intéressantes :

  • Un court documentaire en 2 parties sur l’histoire des psychotropes : le dessous des psychotropes1 et la suite. Indispensable.
  • Un documentaire sur l’histoire des psychotropes : profits macabres.
  • Un documentaire divertissant de France 5 sur les médicaments : les médicamenteurs
  • Un article et une vidéo sur le jeûne, qui peut guérir des maladies mentales.

Deux sites :

Quatre livres :

Si vous avez des questions, laissez-moi un commentaire.

Faites la liste de vos traumas passés

Le temps passe et certains traumas passés vous trottent toujours dans la tête ?TraumaC’est peut-être le moment de faire le point tranquillement, de prendre du recul et d’observer si ces traumas ont encore de l’influence sur votre vie actuelle. Comment s’en apercevoir et que faire ? En commençant par ressentir l’influence qu’ils ont sur votre corps quand vous y penser. Puis, identifiez et changez la croyance, passez de  « Quelle peur !  » à « Qu’est-ce que j’ai de la chance ! »

Une échelle de détresse de 0 à 10

Une échelle, appelée SUD pour Standard Unit Distress, indique le niveau de votre détresse. A zéro, aucune détresse dans le corps, à 10, c’est la panique. Quelquefois, l’émotion ressentie est de la colère. Voici un dessin tiré d’une planche pour enfant.

SUD

Vous pouvez cliquez dessus pour l’agrandir.

Que peut-on appeler un trauma ?

Quand le trauma est encore présent dans votre cher cerveau limbique, le corps réagit à son évocation, vous ressentez de la détresse dans votre corps quand vous y pensez. Voici des exemples :

  • Un accident de voiture.
  • La maladie d’un des parents.
  • Un cauchemar récurrent.
  • Un avortement passé.
  • La maîtresse me fait des remarques en public.

Quand il sera digéré, que la mémoire de votre cerveau limbique, l’hippocampe, sera rafraichie et remise à niveau, au temps présent, le trauma n’aura plus d’influence sur votre corps. De plus, le protocole EMDR permet de changer la croyance et d’en mettre une positive.

Les croyances associées

Cherchez la croyance associée à votre trauma. Votre cerveau limbique, dans sa recherche d’efficacité et de rapidité d’action simplifie ce qu’il a vécu en créant une croyance qui vous fera réagir rapidement, mais quelquefois maladroitement, à un événement enclencheur. Voici les événements traumatisants précédents et les croyances négatives associées :

  • Un accident de voiture : « je suis en danger ».
  • La maladie du père : « je suis impuissant ».
  • Un cauchemar récurrent : « je ne peux pas le supporter ».
  • Un avortement : « j’aurais du faire quelque chose ».
  • La maîtresse me fait des remarques en public : « je suis nul ».

Les principales croyances touchent la sécurité (je suis en danger ou en sécurité, je peux le supporter), l’estime de soi (j’ai de la valeur ou je suis nul),  la responsabilité et l’acceptation de soi (j’aurais du faire quelque chose ou j’ai fait du mieux que j’ai pu) et l’autonomie (je suis impuissant ou j’ai des choix),…

La liste des traumas passés

Vous pouvez alors lister vos traumas passés en notant votre niveau de stress, le SUD, quand vous pensez à votre trauma passé. Reprenons notre liste :

  • Un accident de voiture : « je suis en danger ». 10
  • La maladie du père : « je suis impuissant ». 8
  • Un cauchemar récurrent : « je ne peux pas le supporter ». 5
  • Un avortement : « j’aurais du faire quelque chose ». 6
  • La maîtresse me fait des remarques en public : « je suis nul ». 7

Les stimuli actuels

Quelquefois, le malaise surgit à l’occasion d’un événement enclencheur. Appelé aussi déclencheur ou stimulus, cet événement provoque l’évocation ou le malaise. Il touche un de vos sens, comme la vue de la photo d’un être cher disparu, d’un endroit où vous avez passé des vacances ensemble ou de la chambre en désordre de votre fille, le goût d’une célèbre madeleine, l’odeur de camphre ou d’alcool dénaturé, une musique d’Elton John vous rappelant vos premiers amours ou une parole qui vous fait sortir de vos gonds…

Un autre tableau, qui prend en compte cet événement enclencheur, peut récapituler vos réactions automatiques. Francine Shapiro, qui a inventé l’EMDR, l’appelle le TICES pour Triggeur (Stimulus), Image, Cognition (Croyance), Emotion et Sensation (Niveau de SUD). Ensuite, quand vous avez identifié l’émotion, vous pouvez remonter au trauma grâce à un pont d’affect.

Et maintenant, que faire ?

Dans l’immédiat, identifiez la croyance positive. Pratiquez ensuite l’EFT, la technique du papillon ou des sons de l’EMDR ou utilisez la spirale inversée. Si cela suffit, vous vous êtes débrouillés comme un grand. Si cela ne suffit pas, retournez dans un lieu sûr, prenez du recul sur vos émotions et consultez un spécialiste qui saura vous accompagner en toute sécurité dans votre trauma pour le cicatriser.

Pour aller plus loin

Lisez le livre de Francine Shapiro… en anglais. Getting Past Your Past: Take Control of Your Life With Self-Help Techniques from EMDR Therapy.

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Un rayon de lumière guérisseur

Cette technique peut être utilisée dans le cas de douleurs physiques. Cela peut aussi vous aider pour faire disparaître une souffrance émotionnelle. Plus vous la pratiquerez, plus vous pourrez faire appel à cette technique de manière rapide.Rayon de lumière

Cette technique vient de la Programmation NeuroLinguistique et a été reprise par Francine Shapiro dans son livre en anglais Getting Past Your Past: Take Control of Your Life With Self-Help Techniques from EMDR Therapy

Créez votre rayon de lumière guérisseur

Commencez par la pratiquer dans un lieu où vous vous sentez confortable.

Imaginez-vous les deux pieds bien ancrés au sol, la tête reliée à l’univers et à une énergie universelle. Inspirez, inspirez l’énergie de ce qui vous entoure et soufflez. Respirez et soufflez régulièrement. À chaque fois que vous soufflez, expirez l’air en conscience de vos poumons. Inspirez l’énergie de l’air ambiant et soufflez ce que vous voulez laisser partir.

Imaginez une couleur qui représente la guérison. Imaginez-vous dans un endroit spécial dans lequel vous vous placez et vous ressentez cette force bienveillante de guérison, comme dans un cocon dans lequel vous vous réfugiez. Ajoutez-y des vibrations, des sons, des mains de fées qui parcourent votre corps, le scanne et qui sont capable de le réparer, de guérir les différentes parties de votre corps.

Revenez à cette sensation de couleur. Laissez-la vous pénétrer par le haut de votre corps, par votre tête, et laissez-la se répandre à l’intérieur de votre corps. Au fur et à mesure que cette lumière envahit votre corps, répétez les phrases suivantes :

J’accepte la guérison, j’accepte d’aller mieux, j’accepte d’aller de mieux en mieux. J’accepte de me sentir bien à l’intérieur de mon corps, j’accepte la capacité de mon corps à guérir naturellement. J’accepte l’énergie universelle et les bienfaits qu’elle peut me procurer pour m’aider à aller de mieux en mieux.

Maintenant, nommez cette énergie bénéfique, cette lumière qui pénètre par votre tête et qui envahit votre corps. Vous pouvez l’appeler « laser, guérison, source de guérison, paix, amour, amour universel »… Laissez venir à vous un mot qui vous rappellera ce processus d’une lumière bienfaisante pénétrant votre corps et qui accélère votre guérison physique et émotionnelle.

Faites appel à cette lumière quand vous en avez besoin

Quand vous vous sentez perturbés, concentrez-vous sur votre sensation physique. Si c’est une sensation émotionnelle, identifiez dans quelle partie de votre corps vous la ressentez le plus. Ensuite, posez-vous les questions suivantes :

  • Si cette sensation avait une forme, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait une taille, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait une couleur, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait une température, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait une texture, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait un son, quel serait-il ?

Quand vous lui aurez donné ainsi une forme, une taille, une couleur, une chaleur, une texture ou un son à votre perturbation physique, faites appel à votre rayon de lumière cosmique guérisseur. Laissez la lumière, appelée du mot que vous avez identifié précédemment, pénétrer le haut de votre tête, et aller directement à cette forme qui est à l’intérieur de vous et qui représente votre désagrément. Laissez cette lumière dissoudre cette douleur physique ou émotionnelle, laissez-la la désagréger. Cette lumière peut chauffer cette forme, la refroidir, la mettre en pièces, l’évaporer… Laissez cette lumière accomplir son travail de guérison.

Pour aller plus loin

Trois livres :

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Trouver l’origine traumatique d’un comportement

En consultant un psythérapeute, un psychopraticien, un psychologue, un psychanalyste, un psymachinchose, vous attendez de lui qu’il trouve l’origine de votre comportement pour que vous puissiez évoluer sur votre chemin de vie.

En chemin

Voici un exercice simple faisant suite à l’article sur le pendule intérieur. Faites la liste de vos traumatismes et prenez un bloc de papiers. Cette technique, à la différence du pont d’affect, vous permet d’aller dans les traumas transgénérationnels.

Faites la liste de tous vos traumatismes

Voici la manière la plus simple de lister vos traumatismes :

  • Les traumatismes transgénérationnels : construisez d’abord votre génogramme et notez toutes les personnes qui ont eu un destin difficile, y compris frères et soeurs morts jeunes.
  • Les traumatismes liés à la naissance : avez-vous été séparé de vos parents pendant les 3 premières années ?
  • Les traumatismes personnels : quels sont les événements qui vous ont marqué, auxquels vous ressentez de la détresse, de la colère ou de la peur quand vous y pensez ?

Notez tous ces traumas sur différents papiers. Vous pouvez aussi remplir le questionnaire pour en avoir le coeur net.

Prenez d’abord 2 papiers

Placez d’abord 2 papiers (personne et origine du symptôme) face à face ainsi :

TestDans un premier temps, placez seulement un papier pour la personne et un papier pour la raison du symptôme en face.

Placez vous sur « votre papier ». Si vous penchez fortement en avant, attiré par le papier situé en face, c’est que la raison est toujours présente. Il arrive que l’origine ait disparu.

Puis, testez les traumatismes

Puis, placez chaque papier représentant un traumatisme un à un sur la droite. Commencez par les différents membres de la famille ayant eu un destin difficile. vous continuerez par les autres.

Si vous penchez toujours en avant, le papier à droite n’est pas important pour le comportement. Si vous penchez à droite, c’est que vous avez trouvé la raison du traumatisme. Je suis fier d’avoir inventé cette technique. Je n’en connais aucune autre aussi rapide pour connaître l’origine traumatique d’un comportement ou d’un symptôme.

Si vous n’y arrivez pas, allez consulter un spécialiste comme moi.

Pour aller plus loin

J’expose cette technique, dérivée des constellations familiales, dans mon dernier livre « À chacun sa place ».

Si vous avez des questions, laissez-moi un commentaire.

Comment changer de croyance ?

Voici un exercice simple à faire si vous voulez changer une croyance négative en une croyance positive.

Changer de croyance

Inspiré d’un protocole de Robert Dilts, il se déroule en 6 points. Partez d’une pensée que vous avez envers vous quand vous vous sentez moins que parfait.

1. Prenez une pensée négative envers vous-même

Que pensez-vous de vous dans des cas où vous vous sentez « moins que parfait », quand vous vous excusez, quand vous regrettez un acte que vous avez commis ? Voici un exemple de croyance négative envers soi-même :

« je suis un gros feignant »

Si ce n’est pas le cas, prenez une autre croyance.

2. Qui vous l’a prononcée ?

Cherchez dans votre mémoire qui a bien pu vous prononcer cette phrase délicate « tu es fainéant » ou quelque chose d’approchant. Quelqu’un de votre famille ? Un faux-ami ? Revenez à cette scène quand quelqu’un vous la prononcée.

3. Donnez-lui de la compassion

Donnez de la compassion ou de la compréhension à cette personne, des ressources qui la rendent plus humaine.

4. Que deviens cette croyance ?

Que voulait-elle vous dire si maladroitement ? Qu’auriez-vous voulu qu’elle vous dise à la place ?

J’ai confiance en toi. Tu peux y arriver à ton propre rythme.

Cela vous plait mieux ? Alors gardez cette nouvelle croyance en tête.

5. Revivez votre vie jusqu’à aujourd’hui avec cette nouvelle croyance

Imaginez une ligne de vie où vous repartez depuis votre enfance. Et répétez-vous la nouvelle croyance positive.

6. Donnez-la à un ami cher

Une fois arrivé à aujourd’hui, donnez-la à un ami cher, à un de vos enfants. Prononcez-lui cette nouvelle croyance.

Tu peux avoir confiance en toi et y arriver en avançant à ton propre rythme.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce possible ?

Pour aller plus loin

Deux livres de PNL sur les croyances et sur la ligne de vie.

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

Dompter son esprit pour accepter d’aller bien

Après avoir cicatrisé leurs traumas, certaines personnes continuent à ressasser leurs « problèmes ». Elles entrent dans une phase d’auto-allumage où l’esprit, tellement habitué à voir la vie en noir, continue sa course folle, comme sur un chemin sans fin.

Le chemin de la guérison

Comment aller plus loin ? En arrêtant l’esprit et en le mettant au diapason « de l’âme », qu’il commence à accepter d’aller bien et de voir la vie en rose. De passer du « non » ou du « oui, mais » au « oui ». Ensuite ? Nettoyer son corps, accepter sa voix intérieure et s’aider par la visualisation créatrice. Dans cet article, nous nous occupons de l’esprit, de le dompter et de célébrer ses besoins, même s’ils ne sont pas satisfaits, dans un journal de bienveillance.

Dompter l’esprit : passer de la pensée négative à la pensée positive

Les pensées internes négatives sont beaucoup plus polluantes que les paroles négatives prononcées à votre égard. Vous pouvez vous en apercevoir en écoutant l’audio « Comment augmenter son énergie divine ». Apprenez à repérer vos « non » ou vos « oui, mais » pour arrêter vos réflexes automatiques auto-destructeurs.

Passer du « non » au « oui à la vie »

Vous dites souvent « non » ou « oui, mais » ? Vous avez du mal à rester dans une conversation ? Vous vous tenez sur le pas d’une porte ? Vous avez à la fois une tendance morbide (je ne reste pas) et un besoin de sécurité (je dis non pour ne pas m’engager).

Passer du « oui mai » au « oui » sans condition

Scénario de l’Analyse Transactionnelle, le « oui, mais » est celui d’une victime permanente. Quand un sauveur s’approche et propose une solution, la victime répond « oui, mais ». Quelquefois, elle attend le père Noël qui, d’un coup de baguette magique, résoudra tous ses problèmes sans faire le moindre effort.

Le chemin est alors long pour aller du « oui, mais » à « qu’est-ce que je pourrais faire pour aller mieux », d’accepter d’aller voir ce qui se passe à l’intérieur de soi, prendre conscience de son besoin, oser prendre sa part de responsabilité et demander éventuellement de l’aide.

Puis, vous aurez de plus en plus confiance dans la vie et direz « oui » à celle-ci en permanence. Si un événement surgit qui vous est désagréable, une nuit noire de l’âme, vous pouvez vous poser la question « que suis-je en train d’apprendre ? »

Positiver ses pensées « je m’aime, même si… »

Plusieurs techniques existent. En voici 2 qui sont très simples :

  • L’EFT est une bonne technique pour positiver ses pensées quand vous en avez conscience. Vous tapotez un point nommé « point karaté » situé sur le bord externe de la main tout en disant : « je m’aime, même si j’ai peur, même si je suis anxieux, même si j’ai cette pensée négative, même si je ne m’aime pas ».
  • Vous pouvez aussi utiliser la technique du papillon de l’EMDR, croiser vos mains sur vos épaules et les tapoter, juste pour abaisser votre niveau de détresse.

Vous en trouver d’autres, utiliser une spirale, changer la position de vos yeux.ou d’autres.

Célébrer ses besoins et faire le deuil

Puis, vous en profiterez pour célébrer vos besoins en toute circonstances en tenant un journal de bienveillance.

  • Notez les états que vous voulez vivre dans la journée. « Aujourd’hui, je voudrais vivre la joie et la détente… »
  • Notez les événements qui vous ont été agréables et célébrer les besoins ainsi satisfaits. « J’ai vécu le partage avec des amis avec qui j’ai déjeuné ».
  • Notez les événements qui vous ont été désagréables et célébrer aussi vos besoins insatisfaits. Je suis triste d’avoir raté un rendez-vous et je célèbre mon besoin de respect mutuel.

Vos profiterez ainsi de vos pensées pour célébrer vos besoins.

Pour aller plus loin

Voici quelques lectures qui vous seront bénéfiques…

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