Comment supporter le manque

Voici un complément à mon protocole destiné aux addictions.

Comment résister à une Hefeweisse ?

Quelquefois, la remise en question de la morbidité et la mise en avant du besoin supérieur et du besoin recherché ne suffisent pas. Je l’ai donc complété en traitant le comportement addictif en faisant visualiser la solution.

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Traumatismes, cerveau droit et cerveau gauche

Les traumatismes influent sur le développement du cerveau. Voyons comment…

Voici un article iconoclaste liant besoins et zones du cerveau. En partant d’un AVC célèbre de Jill Bolt Taylor et en décortiquant les zones du cerveau affectées par un traumatisme, j’ai animé une constellation familiale pour dessiner une cartographie des besoins dans le cerveau.

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Connaissez-vous votre indice de morbidité ?

« Être ou ne pas être ? Mourir… dormir ? » Cette question est essentielle. Quel rapport entretenez-vous avec la vie ? Avancez-vous tranquillement à votre propre rythme comme ce bateau sur le Mékong au Laos ? Ou vous faites-vous du souci pour le monde qui vous entoure ?

Voici un article détaillant les comportements morbides, leurs origines les plus courantes et les thérapies correspondantes.

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Que faire en cas de cancer ?

Nous avons vu les 3 origines d’une maladie dans un article précédent. Nous allons maintenant décliner les solutions possibles en cas de cancer.

Cette maladie touche principalement le système immunitaire, fortement influencé par l’esprit et l’alimentation. Occupons-nous des 3 origines : dynamique familiale, esprit et corps.

Résoudre les dynamiques familiales et être en paix avec sa mort

La plupart des dynamiques familiales sont morbides. Une personne veut mourir pour rejoindre un être mort pour empêcher un autre de mourir. C’est pourquoi elles sont à l’origine de la plupart des problèmes de santé, dont le cancer. Des constellations familiales selon Bert Hellinger vous aideront à résoudre ces dynamiques, à réintégrer la personne exclue. J’ai ainsi vu les cas suivants :

  • Une personne malade d’un cancer des os veut mourir pour son mari.
  • Une personne qui a un cancer du sein veut souvent mourir pour sa mère, parce qu’elle a eu des avortements ou parce qu’elle a eu des soeurs mortes.
  • Une personne atteinte de leucémie culpabilise d’avoir perdu des enfants.
  • Une personne qui avait eu une rechute d’hémorragie suite à un cancer du sein a ainsi vu son hémorragie disparaître en comprenant qu’elle voulait mourir pour sa mère qui avait avorté.

De mettre en place la maladie et la mort en constellations familiales permet de les visualiser pour être en paix avec elles.

Apaiser et renforcer son esprit

Deuxième axe, l’esprit, votre pensée qui vous fait baisser ou monter votre niveau d’énergie. Travailler sur vos pensées vous permet de soigner les traumas passés, de vous protéger du stress et de renforcer votre système immunitaire.

Soigner les traumas passés

Des séances d’EMDR sont indispensables pour pacifier vos traumas tels que l’annonce de la maladie par le médecin ou pour visualiser votre mort, pour être en paix avec elle.

Se protéger du stress

Le stress diminue la réponse du système immunitaire. Beaucoup de personnes ont un effet nocebo malgré elles, en particulier les médecins. C’est pourquoi il est important de se protéger, par des techniques particulières contre le stress, de ce que peut vous dire une personne annonciatrice de bonnes ou de mauvaises nouvelles.

  • Il est donc important de se protéger du stress, par la cohérence cardiaque ou en hypnose en s’imaginant protégé par une bulle quand un médecin, par exemple, vous explique des résultats de tests, comme dans le cas de VIH.
  • Un journal de bienveillance vous permet de vous connecter à ce qui est vivant en vous voir la vie un peu plus rose.

Renforcer votre système immunitaire et visualiser la guérison

Hypnose, hypnose et hypnose vous aide grandement, pour calmer la douleur, pour anticiper et pour dire au revoir à la maladie.

  • Des séances d’hypnose permettent de visualiser votre système immunitaire en bonne santé, des lymphocytes transmetteurs d’informations cohérentes à d’autres lymphocytes produisant des anti-corps. Cette visualisation est particulièrement importante dans le cas de maladies auto-immunes. Vous pouvez aussi visualiser la défense de vos cellules de votre système digestif.
  • L’hypnose permet aussi de contrôler la douleur et d’anticiper la chimiothérapie, qu’elle soit la plus efficace possible tout en préservant vos cellules saines.
  • La maladie est comme une amie. Elle apporte un bénéfice secondaire. Elle permet de se recentrer sur ce qui est important pour soi, elle envoie un message à l’esprit de la personne, elle lui donne du temps pour s’occuper d’elle. c’est pourquoi il est important de la remercier, comme dans le cas de dépendance, et d’accepter la guérison. Il est plus important d’accepter celle-ci que de se battre contre la maladie, surtout en cas de maladie auto-immune.

L’hypnose, permet, par ses métaphores, de visualiser la guérison. Ainsi, d’imaginer les personnes qui ramassent des feuilles mortes et d’autres qui les brûlent pour les faire disparaître, accélère le processus de guérison de cancer.

Soigner son corps et aller voir un médecin

Le corps a une certaine inertie et de résoudre les dynamiques ne suffit pas. Quand il y a urgence, allez voir un médecin et surveillez votre alimentation.

Consulter un médecin

En qui vous avez confiance et dont vous pouvez vous protéger éventuellement quand ses propos sont maladroits. Cette étape est indispensable.

Rajouter des aliments, en enlever et jeûner…

  • David Servan Schreiber, a popularisé les Omega 3. Il existe d’autres aliments anticancer qui renforcent votre système immunitaire : flavonoïdes, anti-oxydants, curcuma, vit D, vit A…
  • Manger le moins de viande possible. Voir un article sur cancer et végétarisme. Suivant une étude chinoise menée par une université américaine, le rapport Campbell, un régime végétalien est celui qui est le plus bénéfique à long terme. Seul un déficit en vitamine D ou en vitamine B12 est possible.
  • Jeûner de temps en temps est aussi bénéfique.

Occupez-vous donc de votre corps, prenez-en la responsabilité. Vous pouvez aussi pratiquer le sport, la cohérence cardiaque, méditer…

Pour aller plus loin

Des livres

Des sites

  • Tout ce que vous avez voulu savoir sur la nutrition.
  • Un cours intéressant sur le système immunitaire.
  • Sur le cerveau humain
  • Le site  de DSS consacré au cancer est toujours vivant. 
Une interview d’Arnauld Méric

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Etes-vous rêveur ou travaillomane ?

Ces 2 termes sortent tout droit de la « process communication » inventée par Taïbi Kahler et dérivée de l’Analyse Transactionnelle d’Eric Berne. Quel est votre mode de communication naturelle : pensées, émotions, opinions ?

Cette théorie définit 6 types de personnalité. Chaque type indique ce qui motive et des réactions en situation de stress. Chaque personne possède une personnalité type de base et une autre de phase. Voici les 6 types de personnalité avec leurs caractéristiques principales.

La genèse

Dans les années 70, Taibi Kahler a défini des mini-scénarios et des familles de comportements que chacun peut adopter à tour de rôle. Néanmoins, chaque personne possède une famille de base, qui change rarement. La NASA utilisa son approche pour constituer des équipes d’astronautes.

Les 6 types

Ces types n’ont aucune connotation négative. Le travaillomane est appelé « Thinker » en anglais.

Le rêveur

Ce personnage un est quasiment invisible. Il parle peu car être en communication avec les autres le stresse et lui fait baisser son énergie. Quand il parle, son avis est très fin et très adéquat. Il recherche le calme et la vie intérieure. Sa vie peut-être comme un rêve. Il peut être plongeur professionnel, marathonien, chercheur. Quand il stresse, il se met en retrait. Encore plus, pourrait-on dire.

Le promoteur

C’est l’opposé du rêveur. Il a besoin d’être visible, d’une voiture rouge, noire et or, de contacts et de défis à relever. Il est capable de rebondir s’il échoue car il a toujours du ressort. Il est ainsi capable de monter des affaires, de tout perdre et de tout regagner, d’être un homme politique, manager d’une équipe de football et de jouer au théâtre, sa véritable vocation. Quand il stresse, il prend encore plus de risque.

Le rebelle

Le jaune est sa couleur préférée. Il préfère rouler en moto qu’en Lamborghini rouge. Il est très créatif, son bureau est dans le désordre total et il aime le contact, échanger de manière directe et simple. Le monde informatique en est rempli. Quand il stresse, il est dans un dilemme, blâme ou se fait blâmer. Je les adore, j’en suis un.

L’empathique

L’empathique adore échanger, s’entourer des photos de ses proches, d’être reconnu et de se sentir dans un cocon. L’important pour lui réside dans la qualité des relations qu’il a avec autrui. Quand il arrive dans une assemblée, il remarque aussitôt ceux qui ne l’aiment pas. Quand il stresse, il s’accuse, est maladroit, il fait tomber des objets, le café, le vin sur la table et mange en compensation.

Le persévérant

Il adore débattre pour que son opinion soit reconnue. Son bureau est rempli de documents empilés les uns sur les autres. Il aura du mal à terminer ses rendez-vous à l’heure, il est tellement important pour lui de faire un travail parfait. Son goût est classique. Quand il stresse, il accuse les autres et cherche à imposer son point de vue.

Le travaillomane

Sans planning de travail au matin, il stresse. Structurer son temps est pour lui essentiel. Il n’a pas son pareil pour planifier, organiser des projets, répartir les taches, avoir l’objectif en tête. Quand il stresse, il pinaille, contrôle le travail des autres. Il se noie dans le détail et perd la vue d’ensemble. Il a besoin de beaucoup de reconnaissance pour son travail.

Et après ?

Ce petit monde vit ensemble et il est important d’être assez souple pour s’adapter à son environnement.

Entraînez-vous

Connaissez vos personnalités et entraînez-vous à vous promenez dans celles qui vous sont difficiles à vivre. Etant Rebelle de base et Travaillomane de phase (adaptation), je suis attaché à un monde ludique et rationnel. Il m’est difficile d’entendre un persévérant vouloir me persuader par la « morale » ou un promoteur me faire miroiter un projet non planifié ni organisé.

Les échanges entre personnalités

Il est essentiel d’échanger le plus possible dans le mode de communication de votre interlocuteur. Inutile de vouloir faire rêver un promoteur en planifiant son travail. Inutile de faire la morale à un rebelle.

Plus vous serez à l’aise dans un mode de communication plus vous pourrez échanger avec les personnes de ce type.

Pour aller plus loin

A lire

Deux sites

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Connaissez-vous l’Analyse Transactionnelle ?

L’AT a été inventée par Eric Bernstein, psychiatre étatsunien (1910-1970) qui se faisait appeler Berne. Il désirait employer un langage simple que pourrait comprendre tout patient. Il a notamment développé les notions d’états du moi, de transactions et de scénario de vie.

Un adulte peut ainsi revivre un besoin d’enfant et avoir une demande d’enfant, comme d’être serré dans des bras. Accédez à sa demande si c’est OK pour vous comme pour lui.

Les 3 états : Parent, adulte et enfant

Eric Berne distingue 3 états : parent, adulte et enfant. A chaque état correspond une ou plusieurs « parties » comportementales.

  • Le parent peut être ainsi « nourricier » ou « normatif ». Il peut rassurer ou donner des règles qu’il a érigé dans sa tête à tout « enfant » qui se trouve à sa portée.
  • L’adulte est un être logique et scientifique, ne se laissant pas déborder par les émotions, tel un ordinateur performant.
  • L’enfant peut être « libre » tel un prince, « rebelle » ou « soumis » s’il s’oppose ou non à un « parent normatif », agissant ou réagissant au gré de ses émotions.

 Nous avons ainsi 6 parties qui nous font agir et réagir. L’intérêt d’être conscient de ces parties réside dans la communication, appelée « transaction », que vous pouvez avoir avec autrui.

Choisir la transaction adaptée à l’état

Par exemple, si quelqu’un vient vers vous en enfant rebelle ou libre « Ouah ! J’ai super réussi mon examen » vous avez le choix entre :

  • Risquer de rater la connexion en lui répondant sur un mode différent non adapté « Ah, tu as enfin quelque chose » (parent normatif) ou « Je suis rassuré » (parent nourricier).
  • Continuer sur un mode enfant rebelle « C’est super génial ! »

Vous pourrez revenir plus tard à un autre mode, une fois le contact établi.

Scénario de vie

Éric Berne a aussi inventé le concept de scénarios de vie. Inlassablement, nous répétons le même scénario pour structurer le temps, justifier une croyance et éviter l’intimité la plupart du temps. Ce scénario se fonde souvent sur la notion du triangle infernal « victime, persécuteur et sauveur ». Voici quelques exemples de scénario :

  • « Oui mais ». Ce scénario a donné lieu à un film que j’ai beaucoup apprécié. Vous trouvez un extrait sur youtube. C’est le jeu de la victime par excellence qui ne peut être sauvée et qui met le sauveur professionnel en colère, face à son impuissance.
  • « Cette fois je te tiens, salaud ». Ce scénario justifie sa colère, portant sur un point mineur. Comme le dit Ronald Laing « Comment  oses-tu t’amuser alors que le Christ est mort sur la croix pour ton salut ? Tu crois qu’il s’amusait lui ? » (dans Noeuds).
  • Un scénario particulier est celui de la serre, qui se joue dans des cercles psychologiques. L’objectif est que chacun parle de ses émotions ou de ses sentiments en s’extasiant devant la beauté de cette fleur. Je suis plutôt irrité, en colère, chagriné… L’objectif caché de ce scénario est de ne pas aller plus loin, de ne pas guérir, de ne pas parler de ses besoins, de ne pas effectuer de demande qui risquerait de faire échouer le scénario et de trouver une solution.

Vous pouvez vous-même éclairer un de vos scénarios en vous posant les questions suivantes sur un sujet donné.

  • Que pensaient mes parents de l’argent (par exemple) ?
  • Qu’est-ce que je pensais de l’argent à 10 ans ?
  • A 20 ans ?
  • A 30 ans ?
  • Aujourd’hui (pour les plus de 30 ans) ?

 Et comparez avec votre comportement actuel.

La suite de l’AT

Le monde a évolué et d’autres techniques sont apparues par la suite :

  • L’AT a été critiquée par les fondateurs de la PNL qui insistaient sur l’importance de réunir ces différentes parties pour éviter une partition de la personne. « C’est mon enfant qui parle, c’est important pour moi » risque de vous diviser intérieurement.
  • Taibi Kahler s’est  appuyé sur l’AT pour développer la « Process Communication« . Il a défini 6 personnalités types qui rappelle les parties des 3 états. Cette approche fera l’objet d’un autre article.

Personnellement, je me repose souvent sur les scénarios. Leurs répétitions m’intriguent et me fascinent. 

Pour aller plus loin sur l’analyse transactionnelle :

Quelques livres…

Quelques sites

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Etes-vous souvent en colère ?

La colère est une émotion mal-aimée et trompeuse. Elle est protéiforme, mélange de sensations physiques ancestrales, dirigée par la peur ou par la tristesse. Malheureusement, elle est souvent un piège et nous aveugle.

Voici quelques sujets de réflexion qui vous permettront de mettre à votre conscience sa dynamique et non de la vivre. Cet article comprendra 3 parties. Voici la première sur la colère, manifestation de vie ou d’impuissance personnelle cachée.

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Comment prendre du recul sur ses émotions ?

Qu’est-ce que cela vous fait d’être en colère ? La question vous paraît saugrenue ? Elle vous permet pourtant de prendre du recul sur vos émotions.

Il est utilisé dans le protocole des addictions de R. Dilts pour surmonter le « craving », l’envie pressante de consommer.

Ce protocole très simple utilise 3 positions au sol et un aller retour

Prenez 3 papiers que vous mettez au sol. Inscrivez si vous voulez sur chaque papier : état initial, recul et centré. L’état centré est éloigné de l’état de recul.

Vous allez faire un chemin aller (1. retour en arrière), de l’état initial au centrage et un retour (2. aller en avant), du centrage à l’état initial.

1. En arrière

1.1 Quelle est la situation stimulante de votre état ?

Prenez une situation qui vous met dans un état « pas possible ». Voici quelques exemples.

  • Vous avez envie de fumer et vous ne fumez pas.
  • Votre ami vous demande « tu m’aimes ? »

Vous avez l’embarras du choix. Ensuite notez votre sensation quand vous êtes dans cette situation.

  • Je ressens un vide dans l’estomac.
  • Je suis complètement abattu.

C’est important pour la suite, pour la question suivante. Reculez maintenant sur le papier « recul ».

1.2. Qu’est-ce que cela vous fait de vous voir dans cet état ?

C’est la question de Virginia Satir « qu’est-ce que cela te fait d’être en colère, ou triste, ou peureux ? » Quand vous êtes sur la position dite « recul », posez-vous la question suivante une première fois.

Quand tu vois X qui a envie de fumer et qui ressent cette boule à l’estomac, que ressens-tu et qu’as tu envie de lui dire ?

Vous êtes ainsi dissocié, vous prenez du recul sur vous-même en étant sur un papier différent. Notez la réponse « elle est bête, stupide, elle fait toujours la même chose, elle pourrait changer de stratégie… » La plupart du temps, ce message n’est pas très empathique. C’est pour cela qu’il est important de se centrer.

1.3. Se centrer

Retrouver un état agréable, un lieu sûr, chez vous au chaud, sur une plage, avec votre chien ou votre chat… Décrivez  cet état et ancrez-le avec un geste.

  •  je me sens « indéboulonnable » et j’ai les 2 pieds ancrés au sol.
  • je me sens légère et mes 2 mains font des papillons.
  •  je me sens détendu et je me mets la main sur le coeur.

 Restez dans cet état dit « centré » et entamez le retour.

2. Le retour

Vous allez vous donner un conseil en restant centré.

2.1 Qu’est-ce que cela vous fait de vous voir dans cet état, en étant centré ?

Revenez sur le papier « je reste centré » et posez-vous cette question :

Avec cette légèreté, détente, indestructibilité, que puis-je dire à X qui ressent, par exemple, une boule à l’estomac ?

Laissez venir un conseil, en étant centré. Voici quelques réponses possibles : respire, va faire un tour dehors, téléphone à un ou une amie, bois un verre d’eau, etc.. Notez ces réponses.

2.2 Retour à la case départ

Revenez au papier de départ « position initiale » et recevez le message que vous avez noté.

Je suis face à la situation initiale, et une petite voix me dit « respire… » Quel effet me fait ce conseil ?

Et voilà, vous avez fait l’aller et le retour. Vous avez pris du recul sur vos émotions. Qu’est-ce que cela vous fait d’avoir été capable de prendre du recul sur vos émotions ?

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Utiliser un pont d’affect pour retrouver le trauma originel

Comment retrouver un trauma à l’origine d’un comportement indésirable ? C’est simple, par un pont d’affect, technique indispensable des thérapies brèves telles que l’hypnose éricksonienne ou l’EMDR.

Cette technique, aussi appelée « floatback », est développée par Francine Shapiro dans son dernier livre sur l’EMDR Getting Past Your Past: Take Control of Your Life With Self-Help Techniques from EMDR Therapy. Elle conseille à chaque personne de faire la liste de ses traumas passés et des événements actuels ou récents avec qui vous n’êtes pas en paix. Ici, nous partons d’un événement récent pour trouver les liens avec le passé non recomposé et à traiter.

1. le point de départ

Partez d’un événement récent ou d’une croyance négative qui vous déstabilise. Voici quelques exemples :

  • La dernière fois que j’ai vu ma mère.
  • Je pense que je suis bloqué (e).
  • Je ne peux pas réussir.
  • Un client a annulé sans me prévenir.
  • Ma dernière formation en communication non violente.

Si vous n’avez qu’un événement, trouvez la croyance négative ou la sensation associée (une boule dans la ventre, un blocage dans la gorge…)

2. Parcourez le pont vers le passé

Cumulez une image (du dernier événement), le dialogue interne (la croyance négative) et la sensation dans le corps. Fermez les yeux. et laissez-vous retourner dans votre passé.

En hypnose, dans le protocole de Restructuration d’Histoire de Vie appelée RHV, il est suggéré de prendre un moyen de locomotion  (un tapis volant, un autobus, un vélo, un train..) qui favorise ce retour dans le passé.

Notez les événements qui vous viennent à l’esprit et le niveau de détresse associé (appelé SUD pour Subjective Unit of Distress). A 0 pas de détresse, à 10, vous êtes en pleine détresse.

3. Notez les événements les plus traumatisants

En laissant venir des images ou en sortant de votre moyen de transport, listez les traumatismes les plus anciens avec le niveau de détresse le plus élevé. Vous pouvez aussi noter votre âge. Voici quelques exemples.

  • A 6 ans, je suis sur le tapis de la salle à manger pendant des tirs d’obus en Algérie. SUD 7
  • A 7 ans, je retourne à l’internat militaire le dimanche soir. SUD 10
  • A 10 ans, je suis seul à l’hôpital. SUD 5

4. Placez ces événements à côté des événements récents

Ceci, afin de tenir à jour la liste des événements à pacifier. Vous pouvez rajouter la croyance négative associée à ces événements du passé. La plupart du temps, c’est la même que l’événement de départ.

  • A 6 ans. Je suis en danger. SUD 10
  • A 7 ans. Je suis impuissant. SUD 7
  • A 10 ans. Je ne peux pas le supporter SUD 5

Le niveau de détresse peut aussi changer en fonction de la croyance négative.

La suite ?

Cela dépend du niveau de détresse de votre trauma et de votre capacité à rester zen. Si le niveau de détresse est égal ou supérieur à 5, si vous n’arrivez pas à vous centrer facilement en pensant à un lieu sûr, faites appel à un thérapeute.

Pour aller plus loin

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