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Voulez-vous vivre une séance d’EMDR ?

Voulez-vous vivre les différentes étapes d’une séance d’EMDR ? Les voici…

Commencer par le lieu sûr…

Afin de terminer la séance en meilleur état que l’on y est entré, un lieu sûr est construit, un lieu imaginaire ou réel… Au bord d’une cascade, sur une plage, chez soi, bien au chaud, sous une couette ou dans son bain.

Chercher l’image traumatisante

Puis, chercher… et trouver l’image traumatisante…

La personne vient pour « blocage et difficulté relationnelle avec son compagnon ». Le traumatisme correspondant est un avortement qu’elle a eu. Tout l’art du thérapeute est de faire le lien entre le comportement que la personne veut changer et le (s) traumatisme (s) originel (s). Personnellement, j’utilise des papiers au sol, en suivant mon intuition et les mouvements de mon corps.

L’image traumatisante est :

« Quand j’ai annoncé à mon compagnon ma décision d’avorter. Il n’a rien dit. »

Les sensations sont de la tristesse et un blocage au plexus solaire.

Trouver les croyances négatives et positives qui mettent le plus en détresse

Les « croyances » sont appelées « cognitions » dans le jargon EMDR.

  • La croyance négative est « j’ai fait quelque chose de mal » avec un niveau de détresse de 9 sur 10.
  • La croyance positive est « je suis quelqu’un de bien » avec un niveau de véracité de 2 sur 7.

Souvent, nous retrouvons cette culpabilité dans le cas d’avortement. La croyance positive peut aussi être « je peux me pardonner ».

Désensibiliser avec la croyance négative

Lors de la stimulation bilatérale apparaissent les sensations et les pensées suivantes lors de la désensibilisation :

  • La sensation dans le plexus bloque, puis se dégage.
  • La pensée vient « l’enfant n’y était pour rien ». (Il arrive souvent que la mère reporte la colère qu’elle a contre le père vers l’enfant, qui est innocent).
  • Sensation de confort pour les yeux.
  • Acceptation de l’idée d’être enceinte et d’avoir avorté.
  • Pensée sur l’argent.
  • Un nœud dans l’intestin grêle, vidée.
  • Pensée sur le père.

La détresse étant nulle, (il n’y a plus de larmes) nous pouvons aller vers la croyance positive « je suis bien comme je suis ».

Reprogrammer avec la croyance positive

La croyance positive est à 4 sur 7. Voici les pensées qui émergent…

  • Je suis moi,
  • Je vais enlever les cactus de chez moi et mettre des plantes plus douces, un bonzai. (Souvent, la mère expie en voulant se faire mal).
  • La colère est passée, le père ne m’a jamais fait de mal.

Le niveau de véracité est alors à 7 sur 7.

Vérifier que tout est OK

Un scanner imaginaire avec la croyance positive « je suis bien comme je suis » est effectué, sans stimulation bilatérale.

Tout se passe bien. La tête aussi, tout est en harmonie. Je vois un tableau de tigre et de zèbre.

La séance est terminée. Nous n’avons pas eu besoin de retourner dans le lieu sûr.

Cet exemple vous-a-t-il plu ? Laissez un commentaire.

 

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  1. Traiter les objections | Michel Diviné - 5 mai 2016

    […] traitement des objections est plus simple en fin de séance d’EMDR. On demande simplement au client de scanner le corps avec sa nouvelle croyance. S’il y en a […]

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