Faites la liste de vos traumas passés

Le temps passe et certains traumas passés vous trottent toujours dans la tête ?TraumaC’est peut-être le moment de faire le point tranquillement, de prendre du recul et d’observer si ces traumas ont encore de l’influence sur votre vie actuelle. Comment s’en apercevoir et que faire ? En commençant par ressentir l’influence qu’ils ont sur votre corps quand vous y penser. Puis, identifiez et changez la croyance, passez de  « Quelle peur !  » à « Qu’est-ce que j’ai de la chance ! »

Une échelle de détresse de 0 à 10

Une échelle, appelée SUD pour Standard Unit Distress, indique le niveau de votre détresse. A zéro, aucune détresse dans le corps, à 10, c’est la panique. Quelquefois, l’émotion ressentie est de la colère. Voici un dessin tiré d’une planche pour enfant.

SUD

Vous pouvez cliquez dessus pour l’agrandir.

Que peut-on appeler un trauma ?

Quand le trauma est encore présent dans votre cher cerveau limbique, le corps réagit à son évocation, vous ressentez de la détresse dans votre corps quand vous y pensez. Voici des exemples :

  • Un accident de voiture.
  • La maladie d’un des parents.
  • Un cauchemar récurrent.
  • Un avortement passé.
  • La maîtresse me fait des remarques en public.

Quand il sera digéré, que la mémoire de votre cerveau limbique, l’hippocampe, sera rafraichie et remise à niveau, au temps présent, le trauma n’aura plus d’influence sur votre corps. De plus, le protocole EMDR permet de changer la croyance et d’en mettre une positive.

Les croyances associées

Cherchez la croyance associée à votre trauma. Votre cerveau limbique, dans sa recherche d’efficacité et de rapidité d’action simplifie ce qu’il a vécu en créant une croyance qui vous fera réagir rapidement, mais quelquefois maladroitement, à un événement enclencheur. Voici les événements traumatisants précédents et les croyances négatives associées :

  • Un accident de voiture : « je suis en danger ».
  • La maladie du père : « je suis impuissant ».
  • Un cauchemar récurrent : « je ne peux pas le supporter ».
  • Un avortement : « j’aurais du faire quelque chose ».
  • La maîtresse me fait des remarques en public : « je suis nul ».

Les principales croyances touchent la sécurité (je suis en danger ou en sécurité, je peux le supporter), l’estime de soi (j’ai de la valeur ou je suis nul),  la responsabilité et l’acceptation de soi (j’aurais du faire quelque chose ou j’ai fait du mieux que j’ai pu) et l’autonomie (je suis impuissant ou j’ai des choix),…

La liste des traumas passés

Vous pouvez alors lister vos traumas passés en notant votre niveau de stress, le SUD, quand vous pensez à votre trauma passé. Reprenons notre liste :

  • Un accident de voiture : « je suis en danger ». 10
  • La maladie du père : « je suis impuissant ». 8
  • Un cauchemar récurrent : « je ne peux pas le supporter ». 5
  • Un avortement : « j’aurais du faire quelque chose ». 6
  • La maîtresse me fait des remarques en public : « je suis nul ». 7

Les stimuli actuels

Quelquefois, le malaise surgit à l’occasion d’un événement enclencheur. Appelé aussi déclencheur ou stimulus, cet événement provoque l’évocation ou le malaise. Il touche un de vos sens, comme la vue de la photo d’un être cher disparu, d’un endroit où vous avez passé des vacances ensemble ou de la chambre en désordre de votre fille, le goût d’une célèbre madeleine, l’odeur de camphre ou d’alcool dénaturé, une musique d’Elton John vous rappelant vos premiers amours ou une parole qui vous fait sortir de vos gonds…

Un autre tableau, qui prend en compte cet événement enclencheur, peut récapituler vos réactions automatiques. Francine Shapiro, qui a inventé l’EMDR, l’appelle le TICES pour Triggeur (Stimulus), Image, Cognition (Croyance), Emotion et Sensation (Niveau de SUD). Ensuite, quand vous avez identifié l’émotion, vous pouvez remonter au trauma grâce à un pont d’affect.

Et maintenant, que faire ?

Dans l’immédiat, identifiez la croyance positive. Pratiquez ensuite l’EFT, la technique du papillon ou des sons de l’EMDR ou utilisez la spirale inversée. Si cela suffit, vous vous êtes débrouillés comme un grand. Si cela ne suffit pas, retournez dans un lieu sûr, prenez du recul sur vos émotions et consultez un spécialiste qui saura vous accompagner en toute sécurité dans votre trauma pour le cicatriser.

Pour aller plus loin

Lisez le livre de Francine Shapiro… en anglais. Getting Past Your Past: Take Control of Your Life With Self-Help Techniques from EMDR Therapy.

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Un rayon de lumière guérisseur

Cette technique peut être utilisée dans le cas de douleurs physiques. Cela peut aussi vous aider pour faire disparaître une souffrance émotionnelle. Plus vous la pratiquerez, plus vous pourrez faire appel à cette technique de manière rapide.Rayon de lumière

Cette technique vient de la Programmation NeuroLinguistique et a été reprise par Francine Shapiro dans son livre en anglais Getting Past Your Past: Take Control of Your Life With Self-Help Techniques from EMDR Therapy

Créez votre rayon de lumière guérisseur

Commencez par la pratiquer dans un lieu où vous vous sentez confortable.

Imaginez-vous les deux pieds bien ancrés au sol, la tête reliée à l’univers et à une énergie universelle. Inspirez, inspirez l’énergie de ce qui vous entoure et soufflez. Respirez et soufflez régulièrement. À chaque fois que vous soufflez, expirez l’air en conscience de vos poumons. Inspirez l’énergie de l’air ambiant et soufflez ce que vous voulez laisser partir.

Imaginez une couleur qui représente la guérison. Imaginez-vous dans un endroit spécial dans lequel vous vous placez et vous ressentez cette force bienveillante de guérison, comme dans un cocon dans lequel vous vous réfugiez. Ajoutez-y des vibrations, des sons, des mains de fées qui parcourent votre corps, le scanne et qui sont capable de le réparer, de guérir les différentes parties de votre corps.

Revenez à cette sensation de couleur. Laissez-la vous pénétrer par le haut de votre corps, par votre tête, et laissez-la se répandre à l’intérieur de votre corps. Au fur et à mesure que cette lumière envahit votre corps, répétez les phrases suivantes :

J’accepte la guérison, j’accepte d’aller mieux, j’accepte d’aller de mieux en mieux. J’accepte de me sentir bien à l’intérieur de mon corps, j’accepte la capacité de mon corps à guérir naturellement. J’accepte l’énergie universelle et les bienfaits qu’elle peut me procurer pour m’aider à aller de mieux en mieux.

Maintenant, nommez cette énergie bénéfique, cette lumière qui pénètre par votre tête et qui envahit votre corps. Vous pouvez l’appeler « laser, guérison, source de guérison, paix, amour, amour universel »… Laissez venir à vous un mot qui vous rappellera ce processus d’une lumière bienfaisante pénétrant votre corps et qui accélère votre guérison physique et émotionnelle.

Faites appel à cette lumière quand vous en avez besoin

Quand vous vous sentez perturbés, concentrez-vous sur votre sensation physique. Si c’est une sensation émotionnelle, identifiez dans quelle partie de votre corps vous la ressentez le plus. Ensuite, posez-vous les questions suivantes :

  • Si cette sensation avait une forme, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait une taille, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait une couleur, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait une température, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait une texture, quelle serait-elle ?
  • Si cette sensation avait un son, quel serait-il ?

Quand vous lui aurez donné ainsi une forme, une taille, une couleur, une chaleur, une texture ou un son à votre perturbation physique, faites appel à votre rayon de lumière cosmique guérisseur. Laissez la lumière, appelée du mot que vous avez identifié précédemment, pénétrer le haut de votre tête, et aller directement à cette forme qui est à l’intérieur de vous et qui représente votre désagrément. Laissez cette lumière dissoudre cette douleur physique ou émotionnelle, laissez-la la désagréger. Cette lumière peut chauffer cette forme, la refroidir, la mettre en pièces, l’évaporer… Laissez cette lumière accomplir son travail de guérison.

Pour aller plus loin

Trois livres :

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Trouver l’origine traumatique d’un comportement

En consultant un psythérapeute, un psychopraticien, un psychologue, un psychanalyste, un psymachinchose, vous attendez de lui qu’il trouve l’origine de votre comportement pour que vous puissiez évoluer sur votre chemin de vie.

En chemin

Voici un exercice simple faisant suite à l’article sur le pendule intérieur. Faites la liste de vos traumatismes et prenez un bloc de papiers. Cette technique, à la différence du pont d’affect, vous permet d’aller dans les traumas transgénérationnels.

Faites la liste de tous vos traumatismes

Voici la manière la plus simple de lister vos traumatismes :

  • Les traumatismes transgénérationnels : construisez d’abord votre génogramme et notez toutes les personnes qui ont eu un destin difficile, y compris frères et soeurs morts jeunes.
  • Les traumatismes liés à la naissance : avez-vous été séparé de vos parents pendant les 3 premières années ?
  • Les traumatismes personnels : quels sont les événements qui vous ont marqué, auxquels vous ressentez de la détresse, de la colère ou de la peur quand vous y pensez ?

Notez tous ces traumas sur différents papiers. Vous pouvez aussi remplir le questionnaire pour en avoir le coeur net.

Prenez d’abord 2 papiers

Placez d’abord 2 papiers (personne et origine du symptôme) face à face ainsi :

TestDans un premier temps, placez seulement un papier pour la personne et un papier pour la raison du symptôme en face.

Placez vous sur « votre papier ». Si vous penchez fortement en avant, attiré par le papier situé en face, c’est que la raison est toujours présente. Il arrive que l’origine ait disparu.

Puis, testez les traumatismes

Puis, placez chaque papier représentant un traumatisme un à un sur la droite. Commencez par les différents membres de la famille ayant eu un destin difficile. vous continuerez par les autres.

Si vous penchez toujours en avant, le papier à droite n’est pas important pour le comportement. Si vous penchez à droite, c’est que vous avez trouvé la raison du traumatisme. Je suis fier d’avoir inventé cette technique. Je n’en connais aucune autre aussi rapide pour connaître l’origine traumatique d’un comportement ou d’un symptôme.

Si vous n’y arrivez pas, allez consulter un spécialiste comme moi.

Pour aller plus loin

J’expose cette technique, dérivée des constellations familiales, dans mon dernier livre « À chacun sa place ».

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Comment changer de croyance ?

Voici un exercice simple à faire si vous voulez changer une croyance négative en une croyance positive.

Changer de croyance

Inspiré d’un protocole de Robert Dilts, il se déroule en 6 points. Partez d’une pensée que vous avez envers vous quand vous vous sentez moins que parfait.

1. Prenez une pensée négative envers vous-même

Que pensez-vous de vous dans des cas où vous vous sentez « moins que parfait », quand vous vous excusez, quand vous regrettez un acte que vous avez commis ? Voici un exemple de croyance négative envers soi-même :

« je suis un gros feignant »

Si ce n’est pas le cas, prenez une autre croyance.

2. Qui vous l’a prononcée ?

Cherchez dans votre mémoire qui a bien pu vous prononcer cette phrase délicate « tu es fainéant » ou quelque chose d’approchant. Quelqu’un de votre famille ? Un faux-ami ? Revenez à cette scène quand quelqu’un vous la prononcée.

3. Donnez-lui de la compassion

Donnez de la compassion ou de la compréhension à cette personne, des ressources qui la rendent plus humaine.

4. Que deviens cette croyance ?

Que voulait-elle vous dire si maladroitement ? Qu’auriez-vous voulu qu’elle vous dise à la place ?

J’ai confiance en toi. Tu peux y arriver à ton propre rythme.

Cela vous plait mieux ? Alors gardez cette nouvelle croyance en tête.

5. Revivez votre vie jusqu’à aujourd’hui avec cette nouvelle croyance

Imaginez une ligne de vie où vous repartez depuis votre enfance. Et répétez-vous la nouvelle croyance positive.

6. Donnez-la à un ami cher

Une fois arrivé à aujourd’hui, donnez-la à un ami cher, à un de vos enfants. Prononcez-lui cette nouvelle croyance.

Tu peux avoir confiance en toi et y arriver en avançant à ton propre rythme.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce possible ?

Pour aller plus loin

Deux livres de PNL sur les croyances et sur la ligne de vie.

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Dompter son esprit pour accepter d’aller bien

Après avoir cicatrisé leurs traumas, certaines personnes continuent à ressasser leurs « problèmes ». Elles entrent dans une phase d’auto-allumage où l’esprit, tellement habitué à voir la vie en noir, continue sa course folle, comme sur un chemin sans fin.

Le chemin de la guérison

Comment aller plus loin ? En arrêtant l’esprit et en le mettant au diapason « de l’âme », qu’il commence à accepter d’aller bien et de voir la vie en rose. De passer du « non » ou du « oui, mais » au « oui ». Ensuite ? Nettoyer son corps, accepter sa voix intérieure et s’aider par la visualisation créatrice. Dans cet article, nous nous occupons de l’esprit, de le dompter et de célébrer ses besoins, même s’ils ne sont pas satisfaits, dans un journal de bienveillance.

Dompter l’esprit : passer de la pensée négative à la pensée positive

Les pensées internes négatives sont beaucoup plus polluantes que les paroles négatives prononcées à votre égard. Vous pouvez vous en apercevoir en écoutant l’audio « Comment augmenter son énergie divine ». Apprenez à repérer vos « non » ou vos « oui, mais » pour arrêter vos réflexes automatiques auto-destructeurs.

Passer du « non » au « oui à la vie »

Vous dites souvent « non » ou « oui, mais » ? Vous avez du mal à rester dans une conversation ? Vous vous tenez sur le pas d’une porte ? Vous avez à la fois une tendance morbide (je ne reste pas) et un besoin de sécurité (je dis non pour ne pas m’engager).

Passer du « oui mai » au « oui » sans condition

Scénario de l’Analyse Transactionnelle, le « oui, mais » est celui d’une victime permanente. Quand un sauveur s’approche et propose une solution, la victime répond « oui, mais ». Quelquefois, elle attend le père Noël qui, d’un coup de baguette magique, résoudra tous ses problèmes sans faire le moindre effort.

Le chemin est alors long pour aller du « oui, mais » à « qu’est-ce que je pourrais faire pour aller mieux », d’accepter d’aller voir ce qui se passe à l’intérieur de soi, prendre conscience de son besoin, oser prendre sa part de responsabilité et demander éventuellement de l’aide.

Puis, vous aurez de plus en plus confiance dans la vie et direz « oui » à celle-ci en permanence. Si un événement surgit qui vous est désagréable, une nuit noire de l’âme, vous pouvez vous poser la question « que suis-je en train d’apprendre ? »

Positiver ses pensées « je m’aime, même si… »

Plusieurs techniques existent. En voici 2 qui sont très simples :

  • L’EFT est une bonne technique pour positiver ses pensées quand vous en avez conscience. Vous tapotez un point nommé « point karaté » situé sur le bord externe de la main tout en disant : « je m’aime, même si j’ai peur, même si je suis anxieux, même si j’ai cette pensée négative, même si je ne m’aime pas ».
  • Vous pouvez aussi utiliser la technique du papillon de l’EMDR, croiser vos mains sur vos épaules et les tapoter, juste pour abaisser votre niveau de détresse.

Vous en trouver d’autres, utiliser une spirale, changer la position de vos yeux.ou d’autres.

Célébrer ses besoins et faire le deuil

Puis, vous en profiterez pour célébrer vos besoins en toute circonstances en tenant un journal de bienveillance.

  • Notez les états que vous voulez vivre dans la journée. « Aujourd’hui, je voudrais vivre la joie et la détente… »
  • Notez les événements qui vous ont été agréables et célébrer les besoins ainsi satisfaits. « J’ai vécu le partage avec des amis avec qui j’ai déjeuné ».
  • Notez les événements qui vous ont été désagréables et célébrer aussi vos besoins insatisfaits. Je suis triste d’avoir raté un rendez-vous et je célèbre mon besoin de respect mutuel.

Vos profiterez ainsi de vos pensées pour célébrer vos besoins.

Pour aller plus loin

Voici quelques lectures qui vous seront bénéfiques…

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Etes-vous souvent en colère ?

La colère est une émotion mal-aimée et trompeuse. Elle est protéiforme, mélange de sensations physiques ancestrales, dirigée par la peur ou par la tristesse. Malheureusement, elle est souvent un piège et nous aveugle.

Voici quelques sujets de réflexion qui vous permettront de mettre à votre conscience sa dynamique et non de la vivre. Cet article comprendra 3 parties. Voici la première sur la colère, manifestation de vie ou d’impuissance personnelle cachée.

Lire la suiteEtes-vous souvent en colère ?

Avez-vous pensé à jeûner ?

Vous vous sentez lourd après un repas ? Vous avez du mal à dormir ? A respirer ? Vous souffrez du coeur, du foie ou d’inflammation chronique ? Le jeûne peut être une solution pour vous. En effet, vous passer de ces délicieuses pâtisseries pendant un certain temps peut vous ramener la santé.

J’ai moi-même jeûné 2 fois en faisant confiance à mon corps. La première fois, 2 jours avec de l’eau, sans effet notable. La deuxième fois 3 jours avec du jus de légume, avec une grosse fatigue à la reprise le 4e jour. La prochaine fois, j’essaye une semaine.

Cet article fait le point sur mes lectures et la compréhension de ce que j’ai vécu. Détaillons le passage typique du jeûne, l’autolyse et les différents types de jeûne et leurs objectifs. 

Le jeûne et l’autolyse

Quand le corps a fini de consommer les glucides, le carburant de vos muscles et de votre cerveau, il s’attaque à ses réserves de lipides (les graisses) et de protéines (les muscles). Ce phénomène est appelé autolyse.

Le foie a stocké votre sucre en supplément sous forme de glycogène, un polymère du sucre. Il le restitue dans une réaction inverse. Après 12 heures de jeûne, le foie s’attaque aux restes, les lipides (à 96%) et les protéines (à 4%). Il utilise des acides gras du sang pour fabriquer des corps cétoniques, dont l’acétone. Le corps réagit en augmentant le volume respiratoire, une baisse de la température et d’autres symptômes tels que nausée et céphalées. Ceux-ci sont passagers et disparaissent au bout de 2 jours. Le jeûne favorise-t-il l’acidose ? Non, car cette acidose, visible par le pH de l’urine, disparaît après la crise.

Tout ceci, pour votre bien à long terme. Le corps, dans sa sagesse ancestrale, favorise l’autolyse des cellules déficientes à celles en bonne santé. Il s’attaque aux kystes, aux tumeurs, qui ont du mal à se protéger dans un environnement où les glucides sont en défaut.

Quelques questions et des réponses

Voici les questions les plus courantes…

Combien de temps ?

Un homme de 70 kg a 15 kg de graisses qui lui permettent de tenir 40 jours sans manger. Les jeûnes les plus courants durent de 24 heures (toutes les semaines) à 3 semaines (dans le cadre de jeûne thérapeutique pour soigner une maladie).

Quelle est la durée la plus efficace ? Herbert Shelton, un pionnier du jeûne, préconise le plus long possible. Désiré Merien pense que plusieurs jeûnes se cumulent. Plus la maladie est prégnante, plus vous devrez jeûner longtemps pour profiter de ses bienfaits. Des essais sur les souris et les vers comparent le jeûne tous les 3 jours et un jeûne à long terme.

Avec ou sans exercice ?

En faisant de l’exercice, vous sollicitez vos muscles et vos protéines, vous éliminez… et vous vous occupez aux moments des repas. C’est le propre de l’organisme jeûne et randonnée.

Sans exercice, vous laissez votre corps décider pour vous de quel organe il s’occupe. C’est ce que préconise Nicole Boudreau, qui a écrit la biographie de son professeur Jean Rocan.

Avec ou sans jus de légume ?

En prenant jus de fruit dilué et jus de légumes, vous diminuez le risque d’acidose, les nausées et les maux de tête éventuels… et vous vous occupez aux moments des repas. C’est le propre de la cure Buchinger prônée aussi par Helmut Lützner.

Nettoyage du côlon ou non ?

Nettoyer les intestins avant le jeûne permet à l’organisme de démarrer proprement et plus rapidement l’autolyse. Herbert Shelton ne le préconise pas, avec comme démonstration à l’appui, la non existence de purge naturelle des animaux avant le jeûne.

La reprise est essentielle

Attention… Comptez au moins une semaine de reprise, autant que la durée du jeûne, dit-on. Fruits, puis légumes verts, suivis des protéines… Une pomme cuite le matin du premier jour par exemple. Bernard Shaw disait :

N’importe quel sot peut jeûner. Seul le sage sait terminer convenablement un jeûne. 

Et ensuite, notez vos changements alimentaires.

Voici les différents types de jeûne :

  • La médecine ayurvédique conseille un jour de jeûne hydrique par semaine. Gandhi était un de ses adeptes.
  • Les clubs jeûne et randonnées proposent des jeûnes hydriques d’une semaine.
  • La clinique Buchinger propose un jeûne de 1 à 3 semaines avec jus de légumes.
  • La cure de Breuss dure 42 jours avec jus de légumes.

Si vous n’êtes pas malade, vous pouvez faire un jeûne d’une semaine tout seul. Si vous prenez des médicaments et voulez guérir d’une maladie spécifique, il est conseillé de le pratiquer dans un environnement médical 2 semaines au minimum.

Pour aller plus loin…

Un excellent documentaire passé sur ARTE

Il détaille la genèse russe du jeûne sur des malades mentaux et les recherches étatsuniennes sur les cellules qui se défendent contre le cancer. Si vous ne pouvez pas le voir, voyez la vidéo de sa réalisatrice ou un documentaire de Xénius.

Jeûner est-ce bon pour la santé ? par Wakeup-

Quelques livres intéressants

  • Herbert Shelton est le pionnier, ainsi que son livre Le Jeûne que vous pouvez lire en anglais en cliquant sur « The hygienic system ». Vous saurez tout sur les réactions de votre corps.
  • Helmut Lützner dans Le jeûne : Maigrir, éliminer, se désintoxiquer détaille le contenu de votre bol pour chaque jour de la semaine de jeûne. Il est très pratique. Si vous n’en prenez qu’un, prenez celui-là.
  • Désiré Mérien dans Le jeûne détaille les différents nutriments à favoriser lors de paliers de jeûne. Vous pouvez télécharger un de ses articles sur la détoxination.
  • Sophie Lacoste, dans son livre Les surprenantes vertus du jeûne donne entre autres, les plantes que vous pouvez utiliser.
  • Nicole Boudreau, dans Jeûner pour sa santé donne un bref historique très intéressant et détaille le vécu de plusieurs jeûneurs type, le fumeur,l’ulcérée, le foie paresseux…
  • Gisbert Bölling a écrit Le jeûne et donne un petit livre pratique sur son site

Quelques sites et quelques blogs

Un article scientifique

Sur l’intérêt du jeûne chez les souris atteintes de cancer du Scientific American ou de Valter Lungo de l’USC.

Un forum canadien qui vient de renaître :

Contrôler son stress grâce à une simple spirale…

Voici 3 techniques données par Francine Shapiro, qui a inventé la psychothérapie EMDR, dans son dernier livre, Getting Past Your Past: Take Control of Your Life With Self-Help Techniques from EMDR Therapy de la  plus simple, la spirale, à la plus riche, les 4 éléments…

Imaginez un événement perturbant qui vous met en détresse au maximum à trois sur une échelle de zéro à 10. Si le niveau de détresse est supérieur à 3, il est peut être préférable de vous faire assister dans le cadre d’une thérapie brève, du genre psychothérapie EMDR.

La spirale inversée

Cette technique est très simple et peut fonctionner à merveille.

  1. Amenez une image qui représente cet événement devant vous.
  2. Quand vous pensez à l’image, notez la perturbation dans votre corps.
  3. Maintenant imaginez que cette sensation soit de l’énergie. Si c’est une spirale d’énergie, notez sa direction : bouge-t-elle dans le sens des aiguilles d’une montre ou dans le sens opposé ?
  4. Faites appel à votre imagination et changez doucement la direction de la spirale dans votre corps. Si par exemple, elle tourne dans le sens des aiguilles, changez-la dans le sens opposé.

Notez ce qui se passe dans votre corps. Le plus souvent, la détresse commence à disparaître quand on change la direction de la spirale. Continuez jusqu’à ce que vous vous sentiez confortable. Si cela ne fonctionne pas dans un sens, essayez dans l’autre sens et notez si la détresse diminue.

Le lieu sûr

 Cette technique est « la » technique de référence de la psychothérapie EMDR. Elle est utilisée à la fin de l’entretien pour que le client puisse repartir en toute sérénité et sécurité.

  • Dites-vous que tout ce que vous allez vivre pendant cet exercice vous sera agréable. Si un événement désagréable survient, vous le placez dans un congélateur pour le traiter une autre fois.
  • Imaginez un lieu où vous vous sentez en sécurité, un lieu réel ou imaginaire (à la plage, à la campagne, dans l’eau, à la montagne, dans votre lit ou votre bain si vous voulez).
  • Tapotez-vous alternativement les épaules par la méthode du papillon pour augmenter la sensation agréable.
  • Laissez venir des images, des sensations bénéfiques, des paroles positives. Dans quelle partie du corps placez-vous votre sensation de sécurité ? L’associez-vous à une image, des couleurs, des sensations, des paroles ?
  • Avez-vous un objet chez vous qui peut vous rappeler ces sensations ou ces couleurs (un tableau, un objet sur une table, une peluche, un coussin ?) Si oui, pensez à cet objet en tapotant vos épaules.

Voilà, le tour est joué. Quand vous penserez à l’objet, vous vous sentirez en sécurité. Cela s’appelle un ancrage en hypnose et en PNL.

Les 4 éléments : la terre, l’air, l’eau et le feu

Francine Shapiro ne connaît pas le métal, le 5e élément de la MTC (Médecine Traditionnelle Chinoise). Dans son protocole, nous passons en revue les quatre autres pour nous reconnecter à notre environnement.

  • La terre : prenez conscience des deux pieds qui sont sur le sol et sentez et la chaise qui vous supporte. Regardez autour de vous et remarquées trois nouvelles choses. Qu’est-ce que vous voyez, qu’est-ce que vous entendez.
  • L’air : respirer pour se centrer. Utiliser votre exercice favori si  vous en avez un. Sinon, inspirer en comptant quatre secondes, tenez votre inspiration pendant deux secondes et soufflez pendant quatre secondes. Faites ceci une douzaine de fois.
  • L’eau : calme et contrôlé. Vérifier votre salive dans votre bouche. Salivez encore plus en bougeant votre langue à l’ intérieur et en imaginant que vous goûtez un citron ou un chocolat. La bouche est souvent sèche lors de stress car celui-ci arrête le système digestif pour mieux fuir ou combattre.
  • Le feu : allumer votre imagination. Amener l’image de votre lieu sûr ou d’une ressource positive. Sentez-la dans notre corps.

Quand vous mélangez les quatre éléments, vous pouvez vous sentir en sécurité à partir de vos pieds, de votre centrage lié à l’air, la salive que vous produisez et le feu qui allume votre imagination pour amener une image où vous vous sentez en sécurité.

Si vous avez des questions, laissez-moi un message

Comment prendre du recul sur ses émotions ?

Qu’est-ce que cela vous fait d’être en colère ? La question vous paraît saugrenue ? Elle vous permet pourtant de prendre du recul sur vos émotions.

Il est utilisé dans le protocole des addictions de R. Dilts pour surmonter le « craving », l’envie pressante de consommer.

Ce protocole très simple utilise 3 positions au sol et un aller retour

Prenez 3 papiers que vous mettez au sol. Inscrivez si vous voulez sur chaque papier : état initial, recul et centré. L’état centré est éloigné de l’état de recul.

Vous allez faire un chemin aller (1. retour en arrière), de l’état initial au centrage et un retour (2. aller en avant), du centrage à l’état initial.

1. En arrière

1.1 Quelle est la situation stimulante de votre état ?

Prenez une situation qui vous met dans un état « pas possible ». Voici quelques exemples.

  • Vous avez envie de fumer et vous ne fumez pas.
  • Votre ami vous demande « tu m’aimes ? »

Vous avez l’embarras du choix. Ensuite notez votre sensation quand vous êtes dans cette situation.

  • Je ressens un vide dans l’estomac.
  • Je suis complètement abattu.

C’est important pour la suite, pour la question suivante. Reculez maintenant sur le papier « recul ».

1.2. Qu’est-ce que cela vous fait de vous voir dans cet état ?

C’est la question de Virginia Satir « qu’est-ce que cela te fait d’être en colère, ou triste, ou peureux ? » Quand vous êtes sur la position dite « recul », posez-vous la question suivante une première fois.

Quand tu vois X qui a envie de fumer et qui ressent cette boule à l’estomac, que ressens-tu et qu’as tu envie de lui dire ?

Vous êtes ainsi dissocié, vous prenez du recul sur vous-même en étant sur un papier différent. Notez la réponse « elle est bête, stupide, elle fait toujours la même chose, elle pourrait changer de stratégie… » La plupart du temps, ce message n’est pas très empathique. C’est pour cela qu’il est important de se centrer.

1.3. Se centrer

Retrouver un état agréable, un lieu sûr, chez vous au chaud, sur une plage, avec votre chien ou votre chat… Décrivez  cet état et ancrez-le avec un geste.

  •  je me sens « indéboulonnable » et j’ai les 2 pieds ancrés au sol.
  • je me sens légère et mes 2 mains font des papillons.
  •  je me sens détendu et je me mets la main sur le coeur.

 Restez dans cet état dit « centré » et entamez le retour.

2. Le retour

Vous allez vous donner un conseil en restant centré.

2.1 Qu’est-ce que cela vous fait de vous voir dans cet état, en étant centré ?

Revenez sur le papier « je reste centré » et posez-vous cette question :

Avec cette légèreté, détente, indestructibilité, que puis-je dire à X qui ressent, par exemple, une boule à l’estomac ?

Laissez venir un conseil, en étant centré. Voici quelques réponses possibles : respire, va faire un tour dehors, téléphone à un ou une amie, bois un verre d’eau, etc.. Notez ces réponses.

2.2 Retour à la case départ

Revenez au papier de départ « position initiale » et recevez le message que vous avez noté.

Je suis face à la situation initiale, et une petite voix me dit « respire… » Quel effet me fait ce conseil ?

Et voilà, vous avez fait l’aller et le retour. Vous avez pris du recul sur vos émotions. Qu’est-ce que cela vous fait d’avoir été capable de prendre du recul sur vos émotions ?

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

Utiliser un pont d’affect pour retrouver le trauma originel

Comment retrouver un trauma à l’origine d’un comportement indésirable ? C’est simple, par un pont d’affect, technique indispensable des thérapies brèves telles que l’hypnose éricksonienne ou l’EMDR.

Cette technique, aussi appelée « floatback », est développée par Francine Shapiro dans son dernier livre sur l’EMDR Getting Past Your Past: Take Control of Your Life With Self-Help Techniques from EMDR Therapy. Elle conseille à chaque personne de faire la liste de ses traumas passés et des événements actuels ou récents avec qui vous n’êtes pas en paix. Ici, nous partons d’un événement récent pour trouver les liens avec le passé non recomposé et à traiter.

1. le point de départ

Partez d’un événement récent ou d’une croyance négative qui vous déstabilise. Voici quelques exemples :

  • La dernière fois que j’ai vu ma mère.
  • Je pense que je suis bloqué (e).
  • Je ne peux pas réussir.
  • Un client a annulé sans me prévenir.
  • Ma dernière formation en communication non violente.

Si vous n’avez qu’un événement, trouvez la croyance négative ou la sensation associée (une boule dans la ventre, un blocage dans la gorge…)

2. Parcourez le pont vers le passé

Cumulez une image (du dernier événement), le dialogue interne (la croyance négative) et la sensation dans le corps. Fermez les yeux. et laissez-vous retourner dans votre passé.

En hypnose, dans le protocole de Restructuration d’Histoire de Vie appelée RHV, il est suggéré de prendre un moyen de locomotion  (un tapis volant, un autobus, un vélo, un train..) qui favorise ce retour dans le passé.

Notez les événements qui vous viennent à l’esprit et le niveau de détresse associé (appelé SUD pour Subjective Unit of Distress). A 0 pas de détresse, à 10, vous êtes en pleine détresse.

3. Notez les événements les plus traumatisants

En laissant venir des images ou en sortant de votre moyen de transport, listez les traumatismes les plus anciens avec le niveau de détresse le plus élevé. Vous pouvez aussi noter votre âge. Voici quelques exemples.

  • A 6 ans, je suis sur le tapis de la salle à manger pendant des tirs d’obus en Algérie. SUD 7
  • A 7 ans, je retourne à l’internat militaire le dimanche soir. SUD 10
  • A 10 ans, je suis seul à l’hôpital. SUD 5

4. Placez ces événements à côté des événements récents

Ceci, afin de tenir à jour la liste des événements à pacifier. Vous pouvez rajouter la croyance négative associée à ces événements du passé. La plupart du temps, c’est la même que l’événement de départ.

  • A 6 ans. Je suis en danger. SUD 10
  • A 7 ans. Je suis impuissant. SUD 7
  • A 10 ans. Je ne peux pas le supporter SUD 5

Le niveau de détresse peut aussi changer en fonction de la croyance négative.

La suite ?

Cela dépend du niveau de détresse de votre trauma et de votre capacité à rester zen. Si le niveau de détresse est égal ou supérieur à 5, si vous n’arrivez pas à vous centrer facilement en pensant à un lieu sûr, faites appel à un thérapeute.

Pour aller plus loin

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