Un exemple d’arrêt du tabac

Voici un exemple assez rapide d’arrêt du tabac en suivant mon protocole. Rappel du protocole Il se déroule en trois phases : Tout d’abord, couper la dynamique morbide en étant en paix avec la mort des parents et sa propre mort. Souvent les addictions ont comme origine la mort d’un frère ou d’une soeur (fausse … Lire la suiteUn exemple d’arrêt du tabac

Comment supporter le manque

Voici un complément à mon protocole destiné aux addictions.

Comment résister à une Hefeweisse ?

Quelquefois, la remise en question de la morbidité et la mise en avant du besoin supérieur et du besoin recherché ne suffisent pas. Je l’ai donc complété en traitant le comportement addictif en faisant visualiser la solution.

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Dépressions, antidépresseurs, le dernier livre de P. Even et B. Debré

 J’ai beaucoup aimé Dépressions, antidépresseurs : le guide le dernier livre de P. Even et Bernard Debré.

Voici un article recensant une partie de son contenu en indiquant la subjectivité de ces « maladies » et l’effet des psychotropes…

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Traumatismes, cerveau droit et cerveau gauche

Les traumatismes influent sur le développement du cerveau. Voyons comment…

Voici un article iconoclaste liant besoins et zones du cerveau. En partant d’un AVC célèbre de Jill Bolt Taylor et en décortiquant les zones du cerveau affectées par un traumatisme, j’ai animé une constellation familiale pour dessiner une cartographie des besoins dans le cerveau.

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Quelle est votre prochaine pensée ?

J’ai inventé un exercice très simple, inspiré d’une question d’Eckart Tolle, pour calmer vos pensées récurrentes.

pensée

Il repose sur une approche en 3 temps et une simple question : « quelle est votre prochaine pensée ? » Voici cet exercice avec un exemple anodin.

Les 3 temps de l’exercice

Pour clarifier votre pensée et prendre une décision, nos 3 temps de base sont nécessaires : faire une pause, réfléchir et décider. Dans la phase de réflexion se trouve souvent la prise de conscience du stimulus. Ici, ce stimulus est la pensée. Le troisième temps consiste à se décider… à simplement prendre conscience de la suivante et de recommencer jusqu’à ce que le vide ou une pensée positive s’ensuive.

1. Faire une pause et respirer

Dans un premier temps, faites une pause pour ralentir le rythme et prendre du recul sur vos pensées.

2. Prendre conscience de sa pensée

Puis, dans un deuxième temps, prenez conscience de votre pensée. Quelle est-elle ? Est-elle à l’intérieur ou à l’extérieur de vous ? Si elle est à l’intérieur, mettez-la à l’extérieur. Cela peut être difficile pour les personnes kinesthésiques, le K du VAKO. Elle doivent s’entraîner à ressentir leurs visions…

3. Respirez et posez-vous la question « Quelle est ma prochaine pensée ? »

Enfin, voici le dernier temps d’une boucle. Après avoir identifié votre réflexion actuelle, posez-vous cette question :

Quelle est ma prochaine pensée ?

D’autres questions sont possibles, telles que  : cette pensée est-elle utile ? Et si c’était vrai, quelle serait la conséquence ?

Et laissez la réponse venir à vous.

  • S’il y en a une, recommencez l’exercice. Placez-la à côté de la première. Faites une pause, respirez et reposez-vous la question.
  • S’il n’y en n’a pas, réjouissez-vous, vous avez arrêté l’autoallumage.

Normalement, au bout d’un certain temps, les pensées s’arrêtent ou deviennent positives. Néanmoins, s’il y en a plus de dix, notez les réponses et continuez l’exercice plus tard. Sinon, vous risquez de vous fatiguer.

Un exemple ? Je n’y arriverais jamais.

Prenons comme exemple une pensée extrêmement rare : « je n’y arriverais jamais ». Voici les pensées suivantes et leur localisation dans l’espace.

Je n’y arriverais jamais.

Cette pensée est sur mon côté gauche, à côté de mon oreille. Je la place devant moi en bas à droite. Et j’attends la suivante.

Ce n’est pas exact, tu viens de réussir à la changer de place.

C’est faux, trouve une pensée positive.

Je peux y arriver.

Je peux réussir ce qui est important pour moi.

Je peux me donner du temps pour réussir.

C’est la fin, je n’ai plus de pensées, c’est le vide. Elles sont devant moi, venues se placer les unes à la suite des autres, de ma droite à ma gauche, comme des petites balles roses sympathiques. En conclusion, j’ai remplacé la croyance « je n’y arriverai jamais » par « je peux me donner du temps pour réussir ».

Pour aller plus loin

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

Comment trouver un besoin supérieur à l’intention positive d’une addiction

Dans le protocole que j’ai inventé pour traiter les addictions, la première phase est de trouver un besoin supérieur à l’intention positive du comportement.Une échelle de valeursJe connais 2 chemins pour y arriver. Je voudrais donner ici quelques exemples après avoir éclairci le concept de hiérarchie ou d’échelle des besoins.

L’échelle des besoins

A l’intérieur de chacun existe une échelle des besoins, nommée « heterarchie » par Steve Andreas, car cette hiérarchie peut changer en fonction du temps.

Dans le cas d’une addiction nous avons 2 besoins apparents, celui qui nous pousse à continuer, l’intention positive du comportement et celui qui fait que l’on aimerait arrêter. Ce dernier besoin est « inférieur » à l’intention positive, ce qui fait que l’addiction est toujours présente, bien malgré nous…. Intéressons-nous à celle qui nous fait réagir dans l’urgence.

Le besoin couvert par l’addiction

Un comportement, quel qu’il soit, a toujours une intention positive. Voici quelques exemples liés à des addictions courantes :

  • Fumer permet de calmer sa colère.
  • Boire permet de partager de bons moments et de noyer son chagrin.
  • Manger permet de se faire plaisir.
  • Manger et vomir permet d’être en paix avec ses 2 parents.
  • Faire un geste répétitif permet de s’apaiser, de se rassurer.

L’objectif d’une addiction est souvent de se sentir en paix, le geste physique calmant ce qui se passe dans la tête. Malheureusement, ce comportement est souvent nuisible à la santé à long terme. Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter ? Parce que le besoin couvert par l’addiction est supérieur à la motivation d’arrêter, qui entraîne un conflit interne.

La résolution du conflit interne

Ce conflit vient du fait que le besoin couvert par l’envie d’arrêter (être en bonne santé, se sentir libre, avoir du temps pour soi, économiser de l’argent) est « inférieur » au besoin couvert par l’addiction. Comment résoudre ce conflit ? En trouvant un (super) besoin supérieur au plus élevé des deux, à l’intention positive du comportement, en montant sur l’échelle.

Comment trouver ce super besoin ?

Voici 2 pistes pour trouver ce super besoin et une technique pour valider votre choix :

As-tu, un jour ?

Voici la question, posée par Robert Dilts, que vous pouvez lire plusieurs fois pour bien la comprendre :

As-tu, un jour, accepté de faire quelque chose alors que ton besoin de X n’était pas satisfait ?

En reprenant les exemples précédents, voici les questions correspondantes :

  • As-tu un jour accepté de faire quelque chose alors que tu n’étais pas en paix ?
  • As-tu un jour accepté de faire quelque chose alors que cela ne te faisait pas plaisir ?
  • As-tu un jour accepté de faire quelque chose alors que tu ne te sentais pas en sécurité ?
  • As-tu un jour accepté de faire quelque chose en renonçant à ton besoin de partage ?

Les situations trouvées sont diverses. C’est souvent lors d’un passage d’examen difficile, pour faire plaisir aux parents, pour donner du sens à sa vie, ou quand vous faites quelque chose pour autrui, aller voir vos parents alors que cela ne vous enchante pas, se lever la nuit pour vos enfants alors que vous n’êtes pas en paix…. Trouvez alors le besoin couvert par cette action. En voici quelques-uns :

  • Contribuer au bien-être d’autrui.
  • Donner du sens à sa vie.
  • Se faire confiance.
  • Reconnaissance.
  • Se sentir en vie.
  • S’aimer comme l’on est.

Il est quelquefois possible de trouver un besoin encore supérieur, de continuer à grimper sur l’échelle. Cette méthode n’est pas la seule, en voici une deuxième.

Une deuxième méthode pour connaître son échelle des besoins

Cette technique provient de la PNL et fait partie du protocole Transformation essentielle cité en bibliographie. Rentrez dans la sensation physique d’un besoin et posez-vous la question « Y a-t-il quelque chose de plus important ? » Pour ceux qui dialoguent facilement avec eux-même, cette technique est plus rapide. Voici quelques exemples :

  • Y a-t-il quelque chose de plus important que la sécurité émotionnelle ? Me sentir en paix.
  • Y a-t-il quelque chose de plus important que le plaisir ? Me sentir bien dans mon corps.
  • Y a-t-il quelque chose de plus important que me sentir en vie ? Être en paix avec ma vie.
  • Y a-t-il quelque chose de plus important que partager ? Être bien avec moi.
  • Y a-t-il quelque chose de plus important que être en paix ? Être en paix avec ma vie.

Quand un même besoin revient souvent, il est probable qu’il soit primordial pour vous.

Quand vous hésitez entre 2 besoins

Si vous hésitez pour savoir quel est le plus important, imaginez une planète où tout le monde remplit un des deux besoins et choisissez sur laquelle vous aimeriez vivre.

  •  Préférez-vous vivre sur une planète où tout le monde est en paix ou tout le monde échange ?
  •  Préférez-vous vivre sur une planète où tout le monde se sent en sécurité ou tout le monde s’aime ?
  •  Préférez-vous vivre sur une planète où tout le monde partage ou tout le monde est en paix ?
  •  Préférez-vous vivre sur une planète où tout le monde est en paix ou tout le monde contribue au besoin d’autrui ?

Vous pouvez ainsi affiner la place des barreaux de votre échelle.

Pour aller plus loin

Quelques livres :

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

Un nouveau protocole contre les dépendances

Les dépendances répondent à un besoin urgent à satisfaire. Quand le phénomène devient compulsif, comme devant une bonne bière berlinoise, ou lors de pensées obsessionnelles, comme lors de TOC, il est souvent lié à un désir morbide inconscient de vouloir mourir.

Bière berlinoise

Ce nouveau protocole prend en compte à la fois un besoin supérieur à l’addiction, cette dynamique morbide et les stimuli enclencheurs grâce à des questions existentielles et l’EMDR. Le voici résumé :

Super protocole

Il monte d’abord dans l’échelle des besoins pour résoudre le conflit interne et trouver un besoin supérieur à celui couvert par l’addiction. Cela permet aussi de mettre la personne en « super ressource » avant de commencer la séance.

L’intention positive et l’échelle des besoins

Une personne qui a envie d’arrêter un comportement compulsif est prise dans une contradiction. Prenons l’exemple de la cigarette.

  • D’une part, il a envie d’arrêter, répondant à un besoin de santé et de respirer sainement.
  • D’autre part, il continue quand même, avec une raison excellent appelé intention positive. Supposons, dans notre cas, que ce soit faire une pause, se remplir, être plein de vie.

Dans notre cas, le besoin de « faire une pause » est donc plus important que celui de « vivre sainement ». Nous observons aussi que, souvent, le besoin couvert est à plus court terme que le besoin à long terme insatisfait.

Le super besoin

D’aller dans le besoin supérieur à l’intention positive du comportement permet de résoudre la contradiction apparente.

Echelle des besoins

Nous obtenons ce besoin supérieur en posant la question :

Est-ce qu’un jour tu as accepté de faire quelque chose alors que tu n’étais pas (intention positive du comportement addictif) ?

Laissez alors tout le temps à votre interlocuteur pour qu’il comprenne la question avant d’y répondre. Dans notre cas, la réponse était :

Quand je supporte ma mère à table. Le besoin est alors celui de contribuer au bien-être d’autrui.

Nous avons nos deux besoins : l’intention positive de faire une pause et le super besoin « contribuer au bien-être d’autrui ».

L’envie inconsciente de mourir

Passons à l’envie morbide cachée derrière le comportement. Elle souvent liée aux parents ou à une mésentente entre les parents.

  • Selon Bert Hellinger, l’anorexie provient d’un désir de mourir à la place du père, la boulimie d’une mésentente entre les parents, quand elle n’est pas précédée d’un épisode d’anorexie mentale. Elle peut aussi provenir d’une expiation personnelle ou d’une identification à d’autres personnes, mortes la plupart du temps, de la famille.
  • Dans le cas de TOC, la croyance « je dois être parfait » renvoie aussi à une envie de mourir. Être parfait signifiant être mort.
  • J’ai aussi souvent constaté que l’alcool est lié à la perte d’un membre de la famille, comme d’un oncle mort noyé.

Cinq dynamiques ont été retenues pour avoir un questionnement simple et des objectifs de cible en EMDR. J’ai rajouté l’avortement qui entraîne souvent un désir d’expiation mortel.

Dynamique compulsionLes cinq questions de base sont :

L’objectif est d’obtenir des indications de la dynamique dont on se servira lors de la séance d’EMDR :

  • Êtes-vous en paix avec votre mère ?
  • Êtes-vous en paix avec votre père ?
  • Êtes-vous en paix avec la mort de votre mère ?
  • Êtes-vous en paix avec la mort de votre père ?
  • Êtes-vous en paix avec votre mort ?

D’autres questions portant sur un comportement morbide peuvent être rajoutées en fonction du contexte :

  • Avez-vous des souvenirs de vos parents se disputant ?
  • Pour les femmes : avez-vous eu un avortement ?
  • Avez-vous déjà fait une TS ?
  • Avez-vous pensé à faire une TS ?

Ou des questions sur les beaux-parents en cas de remariage ou d’adoption.

Quelles questions poser ?

J’aurais aimé effectuer un sondage préliminaire pour trouver des corrélations éventuelles entre croyances et comportements (TCA ou addictions). Les questions fermées sont plus simples. Si vous avez l’habitude, contactez-moi. Voici quelles questions poser en dehors de tout sondage. J’aimerais approfondir le sujet dans le cas d’anorexie et de boulimie.

Questions ouvertes

Elles peuvent  aussi avoir comme intérêt de tester la motivation du client.

• Que vous procure cette addiction actuellement ? Un apaisement, une désinhibition, une annihilation de mes pensées morbides, un soulagement ?
• Quel objectif voulez-vous atteindre ?
• Que vous procurera cet objectif ?
• Parmi les croyances suivantes, laquelle aimeriez-vous atteindre ? Je peux écouter les messages de mon corps.

Voici celles concernant l’anorexie et la boulimie.

Cas de l’anorexie mentale

Voici les symptômes décrits par l’OMS :

  • Perte de poids intentionnelle, induite et maintenue par la personne, associée à la peur de grossir et d’avoir un corps flasque ;
  • Maintien d’un poids faible, en dessous des normes pour l’âge et la taille ;
  • Dénutrition de gravité variable, s’accompagnant de modifications endocriniennes et métaboliques secondaires et de perturbations des fonctions physiologiques, notamment arrêt des règles (aménorrhée) ;
  • Restriction des choix alimentaires ;
  • Pratique excessive d’exercices physiques ;
  • Vomissements provoqués et utilisation de laxatifs, coupe-faims et diurétiques.

L’anorexie peut apparaître seule ou accompagnée d’épisodes de boulimie, associés à une sensation de perte de contrôle, de profond sentiment de culpabilité, de dépression et d’angoisse, suivis d’une purge des calories absorbées (vomissements, abus de laxatifs et de diurétiques).

La boulimie

Voici les symptômes décrits par l’OMS :

  • des accès répétés d’absorption de grandes quantités de nourriture en peu de temps (hyperphagie) ;
  • une préoccupation excessive du contrôle du poids corporel, conduisant à une alternance d’hyperphagie et de vomissements ou d’utilisation de laxatifs.

Les personnes boulimiques ont souvent connu un épisode d’anorexie mentale, survenu quelques mois ou plusieurs années plus tôt.

Déroulement du protocole avec un exemple sur la cigarette

La phase zéro est l’anamnèse.

0. Réponses aux questions portant sur la dynamique et les besoins

0.1 Réponses aux questions « Êtes-vous en paix avec ? »

L’objectif est de débusquer la dynamique familiale.

  • Êtes-vous en paix avec votre mère ? Non
  • Êtes-vous en paix avec votre père ? Oui
  • Êtes-vous en paix avec votre beau-père ? Oui
  • Êtes-vous en paix avec la mort de votre mère ? Oui
  • Êtes-vous en paix avec la mort de votre beau-père ? Non
  • Êtes-vous en paix avec la mort de votre père ? Oui
  • Êtes-vous en paix avec votre mort ? Oui
  • Avez-vous déjà fait une TS ? Oui

0.2 Réponses sur les besoins

L’objectif est de mettre à jour le besoin et le super besoin :

  • Le besoin couvert par l’addiction est : faire une pause, se remplir, être plein de vie.
  • Le besoin supérieur à l’addiction est : supporter ma mère à table. Contribuer au bien-être d’autrui.

Vous êtes maintenant fin prêt.

1. Faire une séance d’EMDR sur le super besoin

Effectuer une première séance d’EMDR avec comme cible, la croyance liée aux besoins supérieurs à l’addiction : contribuer au bien être d’autrui.

La VOC 6, puis 7. Le scanner est OK

2. Faire une séance d’EMDR sur la croyance liée à l’intention positive

EMDR sur l’intention positive « je peux être plein de vie » en visualisant une journée type, une semaine type, un mois type, plusieurs années après.

Cinq stimuli découverts sur une journée :

  • Le matin, pendant mon thé, je fume une cigarette la fenêtre ouverte pour pouvoir aller aux toilettes ensuite. Je fume des menthol, comme ma mère. Je jette le paquet.
  • Chez moi, seul en train de trier les photos. J’ai le choix entre une pomme une cigarette.
  • Je suis vide derrière mon ordinateur parce que je ne suis pas dans la nature. Ce n’est pas vrai. Je me recharge. Je suis plein d’énergie. Le plein de vie fait partir le tabac.
  • Après avoir mangé. Je suis plein, je n’ai pas besoin de fumer.
  • Le soir, je suis fatigué sainement. Je n’ai pas besoin de fumer.

Revisualisation de la journée. Je refais le matin. Plein de quoi ?

Stimuli découverts sur une semaine : Je bois un verre avec un copain.
Stimuli découverts sur un mois : J’ai envie de recommencer

3. Faites jouer les dynamiques liées aux parents

Effectuez ensuite d’autres séances d’EMDR en fonction des réponses sur la relation avec les parents.

Comment ressentez-vous votre envie de quand vous pensez à « votre mère » ou « la mort de votre mère »… ?

Le plus souvent, la détresse augmente.

  • Comment ressentez-vous votre envie de fumer quand vous pensez à votre mère ? Oui, c’est la même mère. Elle me tombe. C’est plus dur.
  • Comment ressentez-vous votre envie de fumer quand vous pensez à la mort de votre beau-père ? Je suis triste en pensant sa mort. J’ai un peu plus envie de fumer. Je me sens coupable. Il a eu une vie monstrueuse. Je l’ai aidé. J’ai fait ce que j’ai pu + + +. Sa tentative de suicide. Il ne mérite pas cela. Je ne me sens pas bien. Je le sauve. Il se jette du pont. Je peux être plein de vie.

4. Le super pont vers le futur

Effectuer une séance en visualisant sa vie jusqu’à sa propre mort.

Ça va. Scanner : OK.

Questions diverses

Pas de lien avec les émotions ?

  • Je n’ai pas trouvé cela utile. Je connais un protocole de Robert Dilts permettant  de prendre du recul sur l’émotion quand le « je dois » n’est pas rempli. Il ne me semble pas nécessaire.

Pas de recherche de l’intention positive d’arrêter

  • Cela me semble aussi inutile, à l’inverse de toutes les thérapies proposées et de ce qu’il y a écrit sur les paquets de cigarettes.

Pour aller plus loin

Voici quelques livres que je vous conseille :

Sur l’échelle des besoins :

Sur les dépendances :

Sur les dynamiques familiales

Sur l’EMDR

 Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

Pourquoi revenir au temps présent ?

Dans beaucoup de thérapies, comme dans la méditation pleine conscience ou la méthode Vittoz, il est conseillé de revenir au temps présent en portant son attention sur un de vos 5 sens, la vision, l’ouïe, l’odeur, le goût ou vos sensations physiques, telles que la respiration. Quel est l’intérêt d’un tel processus ?ObserverJ’en vois deux : soit distraire sa pensée pour minimiser une émotion désagréable, soit prendre de la distance vis-à-vis d’elle pour avancer. Dans le premier cas, nous sommes dans la première étape des 6 étapes pour aller mieux. Dans le deuxième cas, nous sommes à l’avant-dernière étape, celle d’oser avancer.

Minimiser une émotion désagréable

Quand vous êtes légèrement perturbé par une émotion désagréable, provoquée par une pensée, vous pouvez vous en distraire sans aller dans cette pensée, en pensant à autre chose :

  • En portant attention à ce qui vous entoure : votre environnement VAKO visuel, sonore, kinesthésique, comme votre respiration ou votre marche, ou olfactif.
  • En allant dans un lieu sûr imaginaire qui vous ressource.
  • En faisant un geste, en prononçant une parole, en imaginant un rayon de lumière guérisseur ou une spirale inversée.

Ces pratiques vous permettent de vous échapper, de remettre à plus tard votre perturbation interne. L’inconvénient de cette pratique est qu’elle ne vous guérit pas, elle vous permet simplement de baisser votre tension intérieure. Et, quand la tension est trop importante, cela ne suffit pas. Vous pouvez alors demander à autrui de vous serrez fortement dans ses bras. Comme dans la thérapie de l’étreinte, cela vous permettra de calmer efficacement votre tension interne, sans aller dans vos pensées perturbatrices.

Oser avancer en 3 étapes

Après avoir soigné vos traumas, liés à votre naissance, votre vie personnelle ou familiale, vous êtes spontanément plus en paix et avez acquis un certain savoir faire. Vous êtes alors capable d’aller dans la pensée négative originale en prenant du recul sur vos émotions.  Vous pouvez revenir dans le temps présent, en paix, première étape pour oser aller bien.  Faisant appel à votre cerveau rationnel, pensant et non instinctif, vous êtes alors capable de choisir, en pleine conscience, votre objectif. Est-il de ?

  • Baisser votre émotion ? Vous pouvez pratiquer l’EFT.
  • Monter en énergie ? Vous pouvez imaginer vos exploits passés en identifiant vos ressources.
  • Cicatriser un trauma résiduel ? Faites un pont d’affect pour l’identifier et le cicatriser avec la technique du papillon, venant de l’EMDR. Si vous n’y arrivez pas, vous êtes capable de demander de l’aide en toute connaissance de cause.
  • Prendre une décision ? Faites appel à votre intuition, votre « pendule intérieur ».
  • Juste profiter de la vie ? Comme le dit une amie « Et j’apprends, avec une persévérance dont je suis fière, à être de mieux en mieux en contact avec toute la richesse (la complexité) de ma vie intérieure croisée avec tout ce qui m’est extérieur (les autres, ceux que j’aime et ceux qui me dérangent, et .. le « monde ») ». Et vous pouvez même entrer en transe pour le plaisir, en contact avec le monde qui vous entoure.

Une fois votre objectif posé, vous pouvez aborder les 2 autres temps : réfléchir et décider pour votre bien. La dernière et sixième étape sera d’être bien, même si les autres vont mal, pour contribuer à leur bien-être.

En conclusion

 Revenir au temps présent n’est qu’un premier pas. Si vous ne connaissez ni technique de cicatrisation des traumas, ni technique d’identification de vos pensées négatives pour vous en débarrassez, comme dans les thérapies cognitives, cela ne suffira pas. Vous aurez besoin d’aide.

Si vous connaissez certaines de ces techniques, cela vous aidera à vous dissocier pour mieux guérir, avancer sur votre chemin de vie et en profiter en pleine conscience.

Pour aller plus loin

Quelques livres de base :

 Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.

Faites la liste de vos traumas passés

Le temps passe et certains traumas passés vous trottent toujours dans la tête ?TraumaC’est peut-être le moment de faire le point tranquillement, de prendre du recul et d’observer si ces traumas ont encore de l’influence sur votre vie actuelle. Comment s’en apercevoir et que faire ? En commençant par ressentir l’influence qu’ils ont sur votre corps quand vous y penser. Puis, identifiez et changez la croyance, passez de  « Quelle peur !  » à « Qu’est-ce que j’ai de la chance ! »

Une échelle de détresse de 0 à 10

Une échelle, appelée SUD pour Standard Unit Distress, indique le niveau de votre détresse. A zéro, aucune détresse dans le corps, à 10, c’est la panique. Quelquefois, l’émotion ressentie est de la colère. Voici un dessin tiré d’une planche pour enfant.

SUD

Vous pouvez cliquez dessus pour l’agrandir.

Que peut-on appeler un trauma ?

Quand le trauma est encore présent dans votre cher cerveau limbique, le corps réagit à son évocation, vous ressentez de la détresse dans votre corps quand vous y pensez. Voici des exemples :

  • Un accident de voiture.
  • La maladie d’un des parents.
  • Un cauchemar récurrent.
  • Un avortement passé.
  • La maîtresse me fait des remarques en public.

Quand il sera digéré, que la mémoire de votre cerveau limbique, l’hippocampe, sera rafraichie et remise à niveau, au temps présent, le trauma n’aura plus d’influence sur votre corps. De plus, le protocole EMDR permet de changer la croyance et d’en mettre une positive.

Les croyances associées

Cherchez la croyance associée à votre trauma. Votre cerveau limbique, dans sa recherche d’efficacité et de rapidité d’action simplifie ce qu’il a vécu en créant une croyance qui vous fera réagir rapidement, mais quelquefois maladroitement, à un événement enclencheur. Voici les événements traumatisants précédents et les croyances négatives associées :

  • Un accident de voiture : « je suis en danger ».
  • La maladie du père : « je suis impuissant ».
  • Un cauchemar récurrent : « je ne peux pas le supporter ».
  • Un avortement : « j’aurais du faire quelque chose ».
  • La maîtresse me fait des remarques en public : « je suis nul ».

Les principales croyances touchent la sécurité (je suis en danger ou en sécurité, je peux le supporter), l’estime de soi (j’ai de la valeur ou je suis nul),  la responsabilité et l’acceptation de soi (j’aurais du faire quelque chose ou j’ai fait du mieux que j’ai pu) et l’autonomie (je suis impuissant ou j’ai des choix),…

La liste des traumas passés

Vous pouvez alors lister vos traumas passés en notant votre niveau de stress, le SUD, quand vous pensez à votre trauma passé. Reprenons notre liste :

  • Un accident de voiture : « je suis en danger ». 10
  • La maladie du père : « je suis impuissant ». 8
  • Un cauchemar récurrent : « je ne peux pas le supporter ». 5
  • Un avortement : « j’aurais du faire quelque chose ». 6
  • La maîtresse me fait des remarques en public : « je suis nul ». 7

Les stimuli actuels

Quelquefois, le malaise surgit à l’occasion d’un événement enclencheur. Appelé aussi déclencheur ou stimulus, cet événement provoque l’évocation ou le malaise. Il touche un de vos sens, comme la vue de la photo d’un être cher disparu, d’un endroit où vous avez passé des vacances ensemble ou de la chambre en désordre de votre fille, le goût d’une célèbre madeleine, l’odeur de camphre ou d’alcool dénaturé, une musique d’Elton John vous rappelant vos premiers amours ou une parole qui vous fait sortir de vos gonds…

Un autre tableau, qui prend en compte cet événement enclencheur, peut récapituler vos réactions automatiques. Francine Shapiro, qui a inventé l’EMDR, l’appelle le TICES pour Triggeur (Stimulus), Image, Cognition (Croyance), Emotion et Sensation (Niveau de SUD). Ensuite, quand vous avez identifié l’émotion, vous pouvez remonter au trauma grâce à un pont d’affect.

Et maintenant, que faire ?

Dans l’immédiat, identifiez la croyance positive. Pratiquez ensuite l’EFT, la technique du papillon ou des sons de l’EMDR ou utilisez la spirale inversée. Si cela suffit, vous vous êtes débrouillés comme un grand. Si cela ne suffit pas, retournez dans un lieu sûr, prenez du recul sur vos émotions et consultez un spécialiste qui saura vous accompagner en toute sécurité dans votre trauma pour le cicatriser.

Pour aller plus loin

Lisez le livre de Francine Shapiro… en anglais. Getting Past Your Past: Take Control of Your Life With Self-Help Techniques from EMDR Therapy.

Si vous avez des remarques, laissez-moi un commentaire.